Quand la faillite mondiale s'invite en local

La suite se passe en plein G7 sur l’Ukraine et entre les deux tours des municipales, comme s'il fallait préparer le début de la fin d'un système

Alors que le trio UK-OTAN-UE fait semblant de vouloir éteindre le feu qu’il a allumé en Ukraine, après l’assaut des néo-fascites opérant sous sa tutelle, voilà que la France à son tour vacille. Le FN pointe son nez. Avec la déconvenue d’un parti socialiste jusqu’alors omniprésent sur tout le territoire, ces municipales sont en lien direct avec la faillite mondiale.

Pour rester équilibrée une République est faite de contre-pouvoirs. Celui que représentent les maires est plus qu’un socle fondamental, il est le coeur du peuple.

Un maire donne une fois tous les cinq ans sa signature à un présidentiable ; il donne aussi tous les trois ans sa voix pour l’élection d’une partie des sénateurs ; enfin lui et son Conseil peuvent également délibérer sur un sujet important de société et émettre un voeu rappelant à l’ordre ou remettant en cause une décision, une direction, une loi, prise en haut lieu.

Voilà pourquoi ce socle puissant va être attaqué de toute part.

Les divisions locales en cours cachent le tsunami qui arrive : Hollande en perdition reçoit le « Livre de Malvy ».

Encore confidentiel, le document appelle aux coupes budgétaires sans pareilles exigées par les marchés. Il vient à point nommé pour assommer les français déjà abasourdis par l’abstention, le cumul et la longévité des mandats, alors qu’ils croulent sous les crédits et la perte de pouvoir d’achat, les impôts.

Que dit Martin Malvy Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées ? Il démontre que l’on préfère s’accoquiner « pour une maîtrise collective des dépenses publiques » plutôt que d’éradiquer le mal à sa source en reprenant la maitrise du Crédit Productif Public (voir encadré).

Voici ce que nous dit Le Parisien : « Le Gouvernement, pressé par Bruxelles, est à la recherche de 50 Mds € d'économies d'ici à 2017. […]

Les propositions évoquées dans le rapport sont sans précédent. […] Tout d'abord, un gel en valeur de leurs dépenses jusqu'en 2017, ce qui signifie (compte tenu de l'inflation) une baisse de leurs interventions. Du jamais-vu ! Et de l'explosif puisque le personnel, les investissements

et surtout certaines aides sociales, tout sera passé au rabot. Encore plus inédit, si l'engagement n'est pas respecté, les maires […] seront mis sous tutelle de l'Etat.

Ce serait une attaque en règle, réagit vivement un élu local. Car la nature même de la décentralisation serait altérée et la Constitution bafouée. »

Il n’y a plus de doute à avoir : ces municipales sont bien en lien direct avec la faillite bancaire mondiale qui tente de nous faire accepter des lois extrêmes. 

C’est pour cela que l’ultra libéralisme du FN est tout à fait compatible avec la logique financière. Rappelons que le 23 novembre 2009, Jean-Marie Le Pen recevait le parti ukrainien et néo-fasciste avoué Svoboda - à l’origine du coup d’Etat en Ukraine - dont une des premières mesures a été d’abaisser de 50% les retraites.

Nous devons réagir vite : ré-instaurer la stricte séparation des activités des banques amenée en son temps par FD Roosevelt, de Gaulle, le Conseil National de la Résistance et aujourd’hui par toutes les forces vives des Nations libres afin de mettre en faillite ORGANISEE ce système fou.