L'écologie verte, perdue face à la péréquation...


Législative partielle 2025 
Tarn et Garonne - circonscription 1
Email de réponse apportée aux questions du FNE 82 


Montauban le 22 septembre 2025

A l'attention du Conseil d'administration de FNE 82

Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ci-dessous la réponse à votre courrier du 17 septembre qui interpelle les candidats du Tarn et Garonne à la partielle d'octobre, sur l'urgence écologique. Merci au FNE82 pour ces questions et pour la publication des réponses apportées ci-après :

Vous demandez comment « veiller à ce que les politiques nationales prennent mieux en compte les enjeux de justice sociale et environnementale afin de réduire les inégalités territoriales ». Il y a deux manières d’organiser une société. Soit des intérêts privés décident des taux d’intérêts qui donnent la valeur à la monnaie. Ce qui sera financé avec cette monnaie importe peu : seule la rentabilité financière compte, et ce sera forcément à très court terme. Deuxième possibilité : des projets d’infrastructure pour le pays, propices à la péréquation territoriale, sont décidés à échéance 5-10 ou 20 ans. En fonction de ces projets, des lignes de crédit sont ouvertes pour le financement ; un circuit bancaire y est dédié exclusivement – sans aucune spéculation financière ; des emplois hautement qualifiés seront nécessaires, nécessitant des hausses de salaires et un impôt qui finance le modèle social. C’est ce qui fut instauré en France le 2 décembre 1945.

Au premier modèle correspond une Culture du court-terme, de l’argent rapide. Pour ne citer qu’une de vos questions : concilier développement du territoire, limitation de l’artificialisation des sols et mobilité durable est quasi impossible au sein d’un système qui interdit la pensée longue, le financement de long-terme d’infrastructures. Celui-ci serait nécessaire pour repenser totalement les transports en communs modernes, propres et fiables tels que l’aérotrain ou le maglev à l’échelle nationale voire européenne.

Le second modèle fut le notre de 1945 à 1971. Le 2 décembre 1945, la loi 45-15 1) instaura la séparation entre spéculation financière et financement de la vie de la nation 2) une véritable Banque Nationale émettant le fameux 3) crédit productif public à faible taux d’intérêt pour le financement à long, voire très long-terme de la vie du pays et circulant dans des banques exclusivement dédiées à cet usage. Le 15 août 1971 vit la fin de la convertibilité entre le dollar et l’or : la monnaie devenait pur instrument de spéculation.

Quelle est votre position sur les grands projets locaux (LGV, Boulevard Urbain de Montauban, nouvel hôpital) ? Comment entendez-vous concilier développement du territoire, limitation de l’artificialisation des sols et mobilité durable ? Quelle est votre position par rapport à la loi ZAN et ses objectifs d’ici 2050 ? Vos questions relèvent d’un effort louable – parfois dogmatique - de rendre humain un « modèle économique » qui mène à la guerre de tous contre tous : selon la Loi de Programmation des Finances Publiques, la charge de notre dette pourrait dépasser 100 milliards d’euros par an. Comment voulez-vous développer quoi que ce soit d’intelligent, de responsable, quand le premier budget de l’Etat ne consiste même pas à rembourser le capital de la dette, mais ses seuls intérêts composés ?

Vous souhaitez « un programme concret pour encourager la sobriété énergétique » ? Encourager la sobriété énergétique quand certains n’ont même pas de quoi allumer le chauffage en hiver ? C’est une réflexion de bourgeois-bohême qui prend le problème à l’envers. Un peu comme le mouvement du 10 septembre qui décrète « Bloquons tout ! », alors que tout est déjà bloqué et qu’il faudrait plutôt débloquer notre camisole financière et bancaire.

Enfin, votre question « Reconnaissez-vous que le réchauffement climatique est lié aux activités humaines ? » Connaissez-vous Margaret Mead ? Il s’agit de l’anthropologue américaine qui, en 1975, au cours d’une conférence présidée par elle en Caroline du Nord et organisée au Research Triangle Park par l’American Association for the Advancement of Sciences (AAAS), a encouragé des scientifiques à choisir le « thème » du réchauffement climatique pour imposer une réduction de la population mondiale.

Objectif : créer artificiellement une peur suffisamment grande dans la population pour contraindre l’arrêt des activités industrielles et stopper le développement de ce qu’on appelait le Tiers-Monde. A cette conférence, parmi les plus connus, étaient présents Stephen Schneider (ancien du GIEC) ou John Holdren (président en 2007 de l’AAAS et à l’époque principal conseiller scientifique de Barack Obama). Ces experts étaient proches de Paul Ehrlich, lui-même influencé par Thomas Robert Malthus, un employé de la Compagnie britannique des Indes Orientales, plus connue sous le nom d’Empire britannique, mué en City de Londres ; celui auquel appartient aujourd’hui la totalité des paradis fiscaux. La finance spéculative rêve d’un monde où ne (sur)vivent que 1 à 2 milliards d’êtres humains maximum. Comment faire avaler la pilule à 7 ou 8 milliards d’êtres humains ? C’est leur grande question.

Thomas Malthus fut désavoué de son vivant, par le développement des engrais et de l’agriculture scientifique, avec l’application d’avancées en mécanique, en chimie et en biochimie. Contrairement aux animaux, l’Homme peut faire des découvertes universelles de principes physiques nouveaux qui « changent » la donne. Au contraire, lors de sa conférence, voici ce que Margaret Mead affirmait : «  Nous attendons des scientifiques des estimations présentées avec suffisamment de prudence et de crédibilité mais en même temps avec le moins de polémique possible, pour que les politiques puissent les exploiter, et que nous lancions la construction d’un système d’alertes, artificielles mais efficaces, semblables à l’instinct des animaux qui fuient avant la tempête, constituent des réserves de graines avant l’arrivée d’un hiver rigoureux, ou des chenilles qui, à l’approche d’un changement de climat épaississent leur carapace [sic]. »

Depuis Platon et Aristote, deux visions de l’Homme coexistent : pour le premier l’Homme peut découvrir et appliquer les lois de l’univers pour augmenter le potentiel de densité démographique relatif. Pour Aristote, l’Homme n’a que ses cinq sens et, tel un animal, doit s’adapter – surtout sans se poser de questions - pour vivre. La recherche permanente du Beau, du Vrai et du Bien chez le premier. La certitude des ressources absolument limitées et du « no future » chez le second. Concrètement, alors qu’en France il ne se passe pas un jour sans qu’il soit question d’austérité et de guerres, début septembre, les bienfaits découlant de projets multinationaux tels que la construction d’infrastructures facilitant la connectivité, dont le Corridor de transport Nord-Sud et le Corridor économique Chine-Pakistan ont été discutés dans le cadre de l’Organisation de la Coopération de Shanghai. L’OCS représente 43% de la population mondiale. Développement physique et pensée longue pour les uns ; calcul financier et repli sur soi pour les autres. Nous ne faisons pas ici l’apologie d’un pays ou groupe de pays en particulier. Nous soulignons – à l’instar du rapport du cabinet américain McKinsey de 2018 « Dance of the lions and dragons » téléchargeable gratuitement, entreprise qu’on ne peut accuser d’être particulièrement pro-asiatique – que l’occident anglo-américain s’effondre sous le poids de ses propres dettes spéculatives, pendant que le Sud Global est en train de créer un nouveau paradigme basé sur l’économie physique et – surtout - de type westphalien.

Enfin nous tenons à souligner qu’il y a de nombreux sous-entendus délétères dans les questions dites « écologistes ». « Industrie », « économie », « pollution », « consommation », « production », « niveau de vie », « doux », « durable »… tous ces termes font davantage appel à l’imagination, aux hypothèses qu’au réel. Or, ils sont liés aux « activités humaines ». L’absence de définition préalable lors des débats permet trop souvent aux institutions et médias qui les organisent de simplifier à outrance les questionnements, empêchant la réflexion épistémologique, seule à même d’élever les discussions au-dessus du caricatural « pour ou contre ? ».

Toutes vos questions sont légitimes. Mais vous l’aurez compris, dans la culture d’argent rapide, de ressources absolument limitées et de parents qui pensent que leurs enfants vivront moins bien qu’eux - culture sans laquelle le système bancaire et financier actuel n’aurait jamais pu exister - vos questions exigent des réponses qui forcent à respecter un cadre épistémologique imposé, cadre qui empêche le développement de la vie, des milieux naturels, d’une gestion saine de l’eau ou des pratiques durables. Je terminerai en disant que pour « favoriser la participation citoyenne aux choix locaux », encore faut-il des élus qui osent dire que, d’un point de vue financier et bancaire, marcher sur la tête n’a jamais été gage de santé mentale.

Au besoin, nous pouvons, Vincent Crousier et moi-même, préciser ces positions lors d'un échange en présentiel.

Excellente journée à vous.

Jean-François Grilhault des Fontaines et Vincent Crousier,

Candidat et suppléant à l'élection législative partielle du
Tarn et Garonne - Circonscription 1, des 5 et 12 Octobre 2025.

JUIN 2024 : Les bonnes nouvelles des étoiles

 


Législatives 2024, 6 candidats, Législative partielle 2025, 12 candidats... cherchez l'erreur ! 

Voeux 2023 : Pour que les banques n'éteignent pas nos lumières (partie 2)

 

Avec Cheminade Jacques passons le Glass-Steagall du XXIème siècle
Pourquoi la bataille du Glass-Steagall est toujours d'actualité ? > A visionner ici 

 Avec l'avènement de l'économie d'endettement (1970), la fin de la stricte séparation des activités bancaires (1990) et la globalisation financière (2000) nous avons là le cheminement du grand bandistisme des temps "moderne", celui d'un système mafieux qui au fil du temps a fini par associer ingenierie informatique, institutions, gangs politico-financiers, militaires et trafiquants, à des fins toujours plus mercantiles et désormais géopolitiques contre les peuples et dont le résultat nous donne une situation générale toujours plus explosive que nous subissons aujourd'hui ici comme au quatre coins de la planète.

 Sauf qu'au culte de la prédation, l'univers oppose la culture de la vie, de la découverte, de l'harmonie. Et si pour 2023, nous faisions en sorte que les banques n'éteignent pas nos lumières ?

Cachez moi ces délits que je ne saurais voir 

1/ Les hommes :
 Régulièrement nous voyons apparaître des Madof (65 milliards) , Kerviel (50 milliards) ou Bankman (10 milliards)... cependant ils ne sont que des piècettes qui cachent l'ampleur du désastre : La faillite du système financier occidental. 

2/ Les institutions :
 Evidement la liste est non exhaustive, à votre charge de faire des recherches sur le sujet et de prendre la mesure du chantier. 

09/12/2022 - Blanchiment : amende de 108 millions de livres...
28/06/2022 - Crédit Suisse coupable dans une affaire de blanchiment...

17/12/2021 - Blanchiment : amende de 64 millions de livres à HSBC...

28/03/2020 - Les gangsters de la finance...

11/07/2015 - Londres est le centre mondial du blanchiment...

17/10/2014 - Comment la cocaïne nous a sauvés de la crise...

17/07/2012 - La banque HSBC épinglée pour blanchiment...

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09/07/2024 - Une filliale de la BNP écope de 3 millions d'Euros d'amende

21/05/2024 - La Néobanque N26 écope d'une nouvelle amende...

18/09/2024 - Une amende de 6 millions d'Euros pour la Danske Bank France...

A croire que, malgré les amendes, les fraudes et les trafics sont une aubène qui se perpétue.

 Dès lors, si l'appat du gain et la faillite font si bon ménage cela doit nous permettre de mieux comprendre la règle de jeu du Qui perd Gagne ! Actes criminels ou sales habitudes en tout cas, soif de liquidité qui sied à bien du monde.

 Voici ce qu'en disait, il y a déjà 10 ans, le Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogues et le crime (UNODC) de 2002 à 2010 :

          Antonio Maria Costa 

" On a tendance à voir le crime organisé comme un problème, le trafic de stupéfiants et la toxicomanie comme d’autres problèmes encore, le blanchiment comme encore un autre problème, les criminels en col blanc comme encore un autre, puis vient la corruption. Mais tous ces problèmes sont liés ! "

Cachez-moi cette complaisance que je ne saurais voir 

 Ainsi stupéfiants, blanchiments, criminels en col blanc, nous mèneraient tout droit à la courruption. Sachant qu'en France c'est plus que l'évasion fiscale. Nous voila bien servi. 

 A quoi on peut aussi ajouter la corruption morale qui s'applatie à dire que finalement "si d'autres sont corrompus il est normal que nous le soyons aussi". Mais regardez plutôt : 


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 Evidemment rien n'est anormal quand en même temps les Etats intégrent à leur PIB, les revenus du trafic de drogue.. juste pour se booster un peu plus. Accro vous avez dit accro ? Parole d'INSEE...

Titre du journal Capital
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 Cependant le temps est assassin, il semble refiler des plats toujours plus faisandés à ceux-là mêmes qui en ont monter les recettes comme si les habitudes de jadis étaient difficiles à perdre. Et pour cause : nous pourrions bien être issus d'un narco-Etat !

 Au même titre que l'empire britannique s'est construit grâce au trafic humain et au trafic d'opium perpétués aujourd'hui en trafic en tout genre depuis la City de Londres, notre pays s'est bien caché de nous dire qu'entre la piastre et le franc Cfa, il y avait également eu l'opium avec tous les incestes politico-financiers qui se doivent : banque d'Indochine, Crédit agricole, Ministère des finances, BNP ...

Kouang-Tchéou-Wan

La case du siècle


 " Pour qu'il y ait 
des corrompus  il faut nécessairement 
qu'il y ait 
des corrupteurs"



Les Narco-Etats en question 

    Narco-Mondialisation : Histoire et géopolitique du trafic des opiacés en Asie du Sud-Est
    Lire le dossier > Aviseur International 

>  Le monnayage colonial français 
    Lire le dossier > Kouand-Tchéou-Wang

 
Drogue, corruption, blanchiment, finance, un carré d'as avide jusqu'aux conflits en tout genre.

 Ainsi cette culture de la mort qui nous est imposée, découle bien d'un système organisé et bien rodé. Chose qui ne s'est pas arrêtée avec le temps, bien au contraire. Voyons cela de plus prés avec ce focus sur l'Afghanistan durant les 20 années (2001-2021) d'occupation par ce que désormai on peut appeler des Narco-Etats :

" En guerre depuis 1979, d'abord contre les Soviétiques puis contre des ennemis de l'intérieur, l'Afghanistan produisit plus d'opium en 1999 (4 581 tonnes) que le monde entier n'en avait produit dix ans plus tôt, en 1989 (4 209 tonnes), lorsque l'Armée rouge s'était retirée du pays."       
            Lire l'article > Le défi afghan de l'opium

 

McClatchyDC
Lire la traduction de l'article > Killer crop: Afghan opium fuels addictions

Zones de cultures de l'opium Afghan vs Positions des commandement de l'OTAN
Afghanistan : culture de l'opium et positions de l'OTAN
Les routes de l'opium produite en Afghanistan
Afghanistan : Flux d'exportation de l'opium
Cliquer sur les cartes pour les agrandir


 Dans son Enquête sur l'opium en Afghanistan, l'ONUDC (United Nations Office on Drugs and Crime) révèle que les 150 000 Hectares de pavot cultivés en 2019 ont produit 6000 tonnes d'opium qui une fois raffinés donneront entre 350 à 600 tonnes d'héroïne, soit un total de 2 milliards de dollars de revenu (11% du PIB). 

 Enfin on apprend que cette somme va servir principalement à payer la dette après l'alimentaire (P38) avec les transports et la finance pour ultimes béneficiaires (P19). 


"Les banques traditionnelles restent des mécanismes prisés pour blanchir de l’argent."

" Les flux financiers illicites issus du trafic de drogues financent non seulement la criminalité, mais aussi le terrorisme. Les groupes terroristes font de plus en plus appel à la criminalité pour financer leurs organisations; on parle de convergence du terrorisme et de la criminalité. Le trafic de drogues est une activité très lucrative qui génère des milliards de dollars de profits auxquels les organisations terroristes ont facilement accès. Les relations entre les organisations terroristes internationales et le trafic de drogues varient beaucoup selon les organisations. [..] Historiquement, l’Afghanistan est une source majeure d’héroïne au niveau mondial. L’ONUDC a indiqué qu’au moins 85 % de l’héroïne produite dans le monde provenait de ce pays. L’association des Taliban avec l’économie de l’opium est aussi le signe d’une corrélation entre trafic de drogues et terrorisme."

Lire le Rapport de l'Organe international de contrôle des stupéfiants pour 2021  


 Avec ce triptyque Drogue Banque Terrorisme le parcour est établi jusqu'aux narco-Etats qui n'hésitent pas à tenter toutes diversions pour ne pas être pris la main dans le sac. Cependant, même leur propagande qui peut tout autant se cacher dans un rapport.. les discrédite, puisque ce trafic génère autant de milliards de profits, demandons-nous quel chemin prend le circuit de l'argent ? Qui fait tourner la lessiveuse ? A qui profite le crime ?

 La Russie et l'Iran ont régulièrement dénoncés cet état des choses comme une action à leur encontre.. 

 Et bien que des personnages publics l'aient également relevé, ce lien entre la finance et la terreur semble se renforcer toujours plus. En effet, le narco-terrorisme a le soutien des narco- Etats.

A ce sujet Solidarité et Progrès a publié plusieurs articles au fil des années 

> 2008 : Avec Bombay, la Russie dénonce le narco-terrorisme 

> 2009 : Rumsfeld et l’armée britannique : parrains de l’opium afghan 

> 2016 : Les ravages de la drogue aux Etats-Unis


 Et ne croyons pas que la présidence d'un Bush ou d'un Obama y ait changé quoique se soit car c'est avec de tels soutiens que l'extrême dérive s'est engagée :

" l’administration Obama, de concert avec les géants pharmaceutiques, a rendu bien plus accessibles – et    rentables – les opiacés de synthèse. "

Titre du journal Nouvelle Solidarité
Cliquer sur l'image pour atteindre l'article

 Alors quand en 2022, les Talibans s'en prennent à la culture de l'opium dans leur propre pays, on peut comprendre qu'un basculement est en train de s'opérer là, juste sous nos yeux.


" Par décision du dirigeant suprême de l’Émirat islamique d’Afghanistan, tous les Afghans sont informés qu’à partir d’aujourd’hui, la culture du pavot est strictement interdite dans le pays, [..] "


 L’annonce a pris tout le monde par surprise. Persuadés de tenir le régime en laisse grâce à la confiscation des avoirs de la Banque centrale afghane et aux sanctions économiques imposées suite à la prise de Kaboul en août 2021, les « stratèges » néocons de Londres et Washington imaginaient que les Talibans n’oseraient jamais toucher à cette manne...
Lire la suite de l'article > Chronique stratégique


Vol au-dessus d'un nid de coucou*

 Nous voila servi par un système incapable de faire autre chose que de courrir après le mal et de l'imposer à tout un chacun dans le but de permettre toujours plus de profits à un petit nombre. 

 On nous dira que c'est dans la nature des hommes que de se corrompre , qu'il est naturellement mauvais et prédateur. Evidemment vue de cette manière inutile de vouloir ou même d'essayer de changer les choses. 

 Difficile de se défaire de ces  b o n n e s  habitudes dans un monde où l'on nous répète qu' "on ne devrait jamais quitter Montauban". Restez chez vous on s'occupe du reste.

 Mais heureusement Cheminade car "le pouvoir de raison" est en soi celui qui chemine le plus loin et fini par gagner sur toute chose. Ici face à l'adversité, à la banqueroute économique, culturelle et financière que nous subissons tous les jours, être ou ne pas être Révolutionnaire telle est devenue la question ?

*Le coucou, cet oiseau qui chasse les autres de leur nid pour y faire grandir ses propres petits.


Se libérer de l'occupation culturelle et financière

1995 - Jacques Cheminade candidat à l'élection Election Présidentielle

Grâce au soutien de 556 élus, il dénonce le « cancer financier qui ronge l’économie » et met en garde contre une crise financière à venir « dans 10 à 12 ans ». Ses propos dérangent et sont systématiquement déformés par les médias. En effet son programme met l'accent sur :

1/ La lutte contre la "logique financière des années 80", le "cancer financier de la City".
2/ "La guerre à la drogue peut et doit être gagnée" : répression des trafics et lutte contre le blanchiment.
3/ La lutte contre la spéculation, relance de la consommation, aide aux producteurs.
...

 Alors, naturellement, l'on se tournera vers les anciens, vers ceux dont le courage a veillé sur le monde et pour lequel ils y ont laissé ou leur réputation, ou leurs biens ou encore leur vie pour, en quelque sorte, nous sauver :

                    Jean Jaurès

" Tout individu humain a droit à l’entière croissance. Il a donc le droit d’exiger de l’humanité tout ce qui peut seconder son effort. Il a le droit de travailler, de produire, de créer, sans qu’aucune catégorie d’hommes soumette son travail à une usure et à un joug."


 Nous avons donc été prévenu à temps. Raison de plus pour se réapproprier notre histoire et par un effort commun,
refuser tout trafic qui ruine, tue ou massacre les êtres humains.  

Paradis artificiels : Sex drogue et rock 'n' roll

 Cependant, outre le besoin de "faire de l'argent facilement" (quoique) et après lavoir organisé sa culture, on peut se demander pour quelles raisons désormais c'est l'occident qui capte la producion mondiale de drogue ? 


the dope roads

Pourquoi l'occident est accro aux drogues dures ? 


 On pourrait penser qu'on ne tombe pas dans la drogue par mégarde, qu'il y a une démarche pour s'en procurer et donc qu'il y a un choix, une sorte de consentement, une quette voir un défi à moins que ça ne soit un rejet de l'effort face auquel le mot plaisir aurait pris le dessus ?

 La société de divertissement qui rythme ses messages de foi et de morale d'un côté alors que de l'autre sont promus l'individualisme, la transgression et l'inversion des valeurs, aurait donc fait un excellent boulot de terrain ?  

 D'Apollo à Red Bull, de Woodstock à David Boowie, de Walt Disney à Ubisoft, de John Wayne à John Wick, les exemples ne manquent pas. 

L'appologie du super héro face aux super bandits facine et façonne le chaland aux besoins de sensations fortes. La cigarette à la main ou l'arme au poing, les personnages surpassent toutes les ambitions, les règles et les possibilités d'épanouissement usuels.

Quid de l'apologie du vainqueur dans le sport marchand ? 

On a au final, une stimulation constante sur-libérant de la dopamine et cultivant de fait, le besoin toujours accru de gratifications avec au paroxysme des ambitions : vouloir régner sur toute chose.  


" La libération de dopamine peut être obtenue par la seule présence d’une récompense, même inaccessible "

 

A partir de là, qu'il soit au fin fond de la jungle ou en col blanc dans une tour d'ivoire, le traficant va se caler au plus prés des recherches, des résultats de la science et des progrès de la technologie pour s'infiltrer car il sait désormais que la dopamine est un exhausteur du "circuit de la récompense"...  

 A l'exemple des empires qui ont su exalter les masses en privilégiant l'individu, le clan, la tribu, désormais c'est le chaland qui est magnifié par le dealer, le cartel, l'agence de pub !  

 La marchandise "drogue" doit donc être décriptée par le prisme du marketing. 

 Segmenter le marché en permettant au chaland de vivre une expérience en faisant ses courses, c'est présenter plus d'offres diversifiées et faire consommer plus :

 Ici en mode humour pour du Canabis : “Elle va emmener votre esprit et votre corps dans un autre univers”.


 Là une histoire holywoodienne : Avec Cocaïne Cowboys, les rois de Miami du géant Netflix provoque une dépendance instantanée... au mythe de la réussite.


C’est une autre sorte de drogue.Tout aussi toxicomanogène "


 La banalisation allant bon train, les subtances se commandent en ligne, par call center avec paiement en cryptomonnaie, campagne de promotion à l'appui. On fait donc son marché sur le web à la vue de tous mais... c'est codé puis on collecte dans des zones de non droit.  

 Et comme c'est en occident que l'accès à internet est le plus développé, le chaland n'a pas une chance, d'autant plus à l'heure où le darkweb est accessible à toute une génération de geeks en quête d'aventures secrètes, puisque la toile profonde offre divinement tous les composés possibles et inimaginables pour faire, en quelques clics, le choix des mélanges qui lui seront livrés par la poste.

Bravo à la Silicon Valley où faire des ronds prend tout son sens symbolique quand on le lie au chantre du pouvoir financier mondial par le biais de leur même architecte (Norman Foster). 

NON ! Le siège d'Apple ne serait qu'une bague passée au doigt du "cornichon" de la City ? Un mariage de complaisance entre la Banque et les smartphones ? 


Caliweed pionnier dans la vente de drogue sur les réseaux sociaux


Big Data, Algorythmes, IA et réseaux sociaux
, el dorado de l'artifice et du virtuel 

Face au marché qu'en est-il de l'éthique sur les Réseaux sociaux, ces camps de concentration mentale sans larme où on finira par tout vendre, son amitié, sa virginité, ses organes, son ventre... dixit notre Nobel Jean Tirole ?

Déjà dès 2009, le signal était donné : Etre ou ne pas être dans la réalité virtuelle !

Ces enfants de la chance 


Les Extropiens de la vallée du Silicium ou la quête de l'homme transformé en esclave parfait !

Mais Késako ? L’extropianisme est un sous-courant du transhumanisme, apparu au début des années 1990 en Californie. Et quand on sait ce qu'est finalement le transhumanisme et jusqu'où, de nos jours, il tente de "transporter" l'homme ...

Lire la suite > ici


Quand restaurer la Stricte séparation des activités bancaires devient vital



Un autre monde est possible

Lire : Quand-la-republique-faisait-du-trafic-de-drogue











Sur les Nouvelles Routes de la soie : Construire la Paix

Depuis l'empire du milieu, atteindre la Perse, l'empire greco-romain, la Gaule et revenir ; pendant des siècles, cet itinéraire a fait grandir les civilisations humaines : échanges de biens, de savoir-faire, de connaissances scientifiques, d'art et de cultures.

Sur les routes de la soie d'autrefois, les idées et les sages ont donc circulés.

Ainsi, c'est en Turquie que nous aurions pu rencontrer NasrEddin Hodja, philosophe, savant, un peu fou mais très sage, voyageant souvent sur son ane et cette fois sur une grande barque prenant l'eau.

Alors que le capitaine crie aux passagers d'écoper cette eau qui s'infiltre, le savant lui, fait tout le contraire : « mais Nasr Eddin que fais-tu là, nous allons couler, pourquoi remets-tu de l'eau dans la barque ? »

Et Hodja de répondre : « Capitaine, je remets de l'eau dans la barque car on m'a toujours appris à être du côté du plus fort »

Toute ressemblance avec l'état d'esprit de nos responsables politiques « élus » (ou pas) du moment serait fortuite. En effet sous l'emprise de la finance et de ses faillites permanentes ils sont devenus adeptes de la décroissance et de l'austérité, pris par la force de « la nuée qui porte l'orage » : la rentabilité comptable. Ils rajoutent ainsi toujours plus de maux dans la barque et toujours plus d'armes dans les conflits.

Une barque qui s'éloigne donc de l'initiative contemporaine des Nouvelles Routes de la soie lancée dès 2013, par la Chine en 2013 qui nous appelle à reprendre en main le destin de l'humanité pour une Paix par le développement mutuel plutôt que de s'affairer aux guerres de tous contre tous.

En France,  depuis 1995, c'est JacquesCheminade qui est le seul candidat présidentiel à explicitement faire campagne en faveur de cette initiative de Paix que porte la Chine.

Alors pour cesser de vous faire mener en bateau par ceux-là même qui le coulent, comme si rien d'autre ne pouvait être fait, exigeons des www.pourparlersdepaix.fr dans le conflit Russie – Ukraine.



Soyons les artisans de la Paix

Si les peuples « ne décolèrent pas » (désobéissance civile au Royaume Uni, factures d'électricité brulées en Italie, manifestations contre l'inflation en France, en Allemagne, en République Tchèque etc), ce qui est nouveau, c’est que des élus locaux, en particulier des maires allemands et français, au lieu de se plaindre et de commenter « les ombres sur la paroi de la caverne », montent en première ligne.

Le 20 octobre, le Conseil de la ville de Stralsund (Allemagne), réuni dans un « bloc populaire » dépassant les clivages habituels, a donné à l’unisson mandat à son maire pour adresser une lettre au chancelier Scholz, lui signifiant que l’Hôtel de Ville était à sa disposition pour y tenir des pourparlers de paix.

L’initiative a aussitôt reçu un écho positif en France avec le soutien de plusieurs maires :

« A l’heure de l’atome, le pardon et la considération des intérêts de chaque partie doivent prendre le pas sur les propos belliqueux et les démarches inconscientes de leurs conséquences. Un accord de sécurité et de stabilité en Europe, soutenu par une politique de développement économique mutuel, est une exigence non seulement légitime mais nécessaire. Élus par le peuple, notre devoir est de préserver la paix avant toute autre chose. »

Aux maires du Tarn et Garonne d'ajouter leur signature à l'initiative sur www.pourparlerdepaix.fr et ainsi d'inviter les parties belligérantes, la Russie et l’Ukraine, à s’asseoir autour de la table pour que cesse leur guerre.

Chronique - Sur les Nouvelles Routes de la soie : " tout ce qui est sous les cieux "

Tout ce qui est sous les cieux appartient au peuple.
Calligraphie de Sun Yat-sen (Source : Wikipedia)
L'UE ayant laissé le contrôle de la planche à billets aux banques, subit désormais la faillite du système financier occidental tout entier. Dès lors, la dernière carte à jouer des l'oligarchies en place pour tenter de se tirer d'affaire, c'est la guerre.

Cependant, nous avons vu dans les chroniques précédentes, que face à cette tendance de guerres permanentes, la Chine proposait depuis 2013 une initiative intéressante avec les Nouvelles Routes de la soie : investir sur le long terme dans le but d'améliorer la qualité de vie de chacun.

L'initiative s’inspire des anciennes routes de la soie qui ont été des corridors d’échanges commerciaux et culturels entre la Chine et la péninsule arabique sur près de 20 siècles.

Dans leur version moderne ces corridors de développement relieront l'Asie et l'Europe, l'Asie et l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine à travers la construction et l'amélioration des réseaux de communications terrestres, maritimes et spatiales (autoroutes, chemins de fer, ports, centrales énergétiques, zones de coopérations industrielle transfrontalières).

Ils créeront des millions d'emplois et permettront d'élever le niveau de vie des populations.

En effet, ce que l'on sait moins c'est que cette initiative des Nouvelles routes de la soie est aussi un vaste projet d’échanges scientifiques et de transferts technologiques dont bénéficient tous les participants. L’innovation et le progrès scientifique sont au cœur même de ce nouveau système économique mondial.

Ainsi c'est à travers la Banque Asiatique d'Investissement pour les Infrastructures (BAII), la Emirates NBD et différents Fonds de la route de la soie qu'au sein du groupe des BRICS rejoint par l'Arabie Saoudite, le Mexique, la Turquie, et bientôt par l'Indonésie, l'Argentine et l'Iran que les principales puissances étudient la question, du point de vue des intérêts, bien compris, de leurs nations.

Y adhérer « implique la compréhension commune que nous vivons tous dans un même monde et que nous devons partager une certaine forme de compréhension et de tolérance mutuelle aux idées de l’autre. »

On parle d'un monde en devenir, un monde accepté universellement plutôt que par le recours à la force, où l'institution politique gouverne pour le bénéfice de tous les peuples et de toutes les nations pour que soit produite la plus grande quantité de biens partagés et que soit créée l’harmonie entre toutes les nations et les cultures.

Le concept de Tianxia que l'on découvre ici pourrait se résumer par une coopération à long terme de « tout ce qui existe sous le ciel ».

Une approche gagnant/gagnant entre tous les pays, petits ou grands qui remet en cause l’ordre géopolitique dominant. Face à quoi, l'occident, lui, en proie à une grave crise financière, morale et politique, montre une totale incapacité à se remettre en question et à proposer des projets d’avenir pour nos populations.

Mais comme disait le grand sage chinois, Confucius : Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide…

(Cette article a été publié dans Le Petit Journal du Tarn et Garonne N° 5512)

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