Déclaration de candidature Circulaire/Profession de foi
Chers élus du Tarn-et-Garonne bonjour,
Je suis Jean-François Grilhault des Fontaines, j’ai 63 ans et j'habite la commune de Verlhac Tescou où je suis installé comme intégrateur réseaux et Telecom. Depuis 2010, j'ai été candidat à pratiquement toutes les élections - municipales, départementales, législatives et même sénatoriales - afin d’y amener à chaque fois un débat d'idées.
De la stricte séparation des activités des banques au projet « Aérotrain », en passant par la renationalisation de la Banque de France et l'essor du nucléaire civil, avec mes colistiers nous avons tenté d'apporter l'idée que le développement est gage de paix, tout d’abord sur notre territoire et au-delà de nos frontières par la collaboration plutôt que l’ingérence. C’est dans cette optique que durant toutes ces années, je me suis engagé auprès du parti politique Solidarité et Progrès et de Jacques Cheminade.
Déjà lors des sénatoriales de 2020, j’avais mis l’accent sur la question de la dette, à laquelle ni mes concurrents de l’époque ni ceux d’aujourd’hui n’ont apporté ni n’apporteront de solution. Chacun d'eux est dans la continuité de ce que l'on subit au quotidien : le saccage économique et social, la banqueroute, la guerre de tous contre tous. Quelle perte de temps !
Aujourd’hui comme en 2020, j’appelle à une rupture avec l’UE, l’OTAN et la BCE, qui ne nous protègent en rien. De véritables guerres sont en cours chez nous : pillage des biens publics, dépeçage du tissu industriel, broyage de notre agriculture par des puissances financières la plupart du temps hors sol. Notre demeure brûle, dans un système qui a lui-même allumé et entretenu le feu. Un système qui brise, dévalue, emprisonne et ravage tout sur son passage - c'est-à-dire l’avenir de nos enfants.
C'est pourquoi pour cette élection, je souhaite être de nouveau cette voix dissonante qui, au-delà des sujets sociétaux, met les sujets de fond sur la table afin de résoudre les problèmes qui impactent d'autant l'ensemble de nos territoires du Tarn-et-Garonne.
Alors je vous propose un sursaut. Un sursaut de Solidarité et de Progrès. Oui, je le crois, les 130 Glorieuses sont possibles mais c'est maintenant qu'il faut commencer à les bâtir.
Nos vies sont frappées de plein fouet par l'incompétence de ceux qui nous ont imposé ce système défaillant. Nous subissons la dette qu'ils ont accumulée, la faillite qu'ils organisent et les guerres qu'ils attisent. La menace d'insolvabilité du pays est chaque jour plus claire. Pour seule réponse, ils nous prescrivent encore plus d'austérité... Rogner sur le modèle de solidarité hérité d'Ambroise Croizat et de Pierre Laroque est leur seule boussole. A gauche, à droite comme au centre, ils sont devenus de véritables malthusiens.
Je crois en la démocratie locale qui est, à mon sens, la racine même de notre démocratie nationale. Être un élu local, c’est être ancré dans la réalité du territoire et du quotidien des citoyens. En effet, si le sommet de l’État s’inspirait du dévouement dont vous faites preuve auprès de vos citoyens et de votre collectivité, la France se porterait bien mieux. C'est vous, désormais, qui êtes pompiers, ambulanciers, réparateurs et bâtisseurs, et qui deviendrez les garants d'une institution saine, ambitieuse et soucieuse des deniers publics.
Le sursaut, c'est vous, élus, hommes et femmes qui venez d'arriver, choisis par des citoyens qui vous ont pressentis aptes à relever le défi. Le défi de redonner confiance en l'avenir, celui de réparer, reconstruire et refonder l'entièreté de notre système économique et social pour parfaire les Jours Heureux, dont les clés nous ont été remises à l'après-guerre et qui doivent désormais redevenir notre objectif commun.
C'est pour ce sursaut qu'il est urgent qu'une voix dissonante puisse enfin se faire entendre au sein d’une institution comme le Sénat.
Personne ne vous dira que les 3 500 milliards de dette du pays proviennent de l'article 123 du traité de Lisbonne qui interdit aux États l'accès au crédit productif public que pourrait émettre une Banque de France revenue dans sa fonction régalienne de soutien à l'investissement à court, moyen et long terme pour le développement des territoires. Je le dirai.
Personne ne vous dira que nos banques sont tellement faillibles qu'après les crises grecque et chypriote, au lieu de Liberté, Égalité et Fraternité, ce sont les chaînes du bail-in que l'UE a plaquées au fronton de nos mairies comme garantie aux marchés financiers. Cette directive prévoit, en cas de besoin, de puiser dans les dépôts bancaires des particuliers, des entreprises et des collectivités tout montant au-dessus de 100 000 €. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour faire face à tout cela, il est urgent de revenir à la protection de ces dépôts et des établissements qui les gèrent - c'est-à-dire à la protection des biens, des revenus et des emplois de tous - en imposant une stricte séparation des activités des banques. Séparer l'activité de spéculation de l'activité de dépôt, c’était l’objet de la loi 45-015 du 2 décembre 1945, abrogée en 1984. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour revenir à une situation saine, tant pour la vie des citoyens que pour nos collectivités, il est impératif d'organiser une enquête sur la dette avec pouvoir d'instruction et de réquisition. Plus qu'un simple audit, nous devons savoir qui détient la dette du pays, ce qui nous endette et à quelle fin. Objectif : faire le tri, remédier aux abus et anticiper pour que cela ne recommence pas. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour que vos projets locaux, ceux du département du Tarn-et-Garonne et ceux du pays puissent se réaliser et garantir un avenir à nos enfants, il est nécessaire de revenir à l'émission d'un crédit productif public par la Banque de France. Celui-ci devra être orienté par une planification indicative que des élus comme vous, de concert avec des citoyens, doivent organiser et gérer. Je le dirai.
Vous l'avez compris, je souhaite être cette voix dissonante qui, au-delà des débats sociétaux, met les sujets de fond sur la table. Ne pas laisser la finance dicter sa loi est une chose ; faire en sorte que l'argent serve la population en est une autre.
C'est pour cela que Fatima Bekhedda, formatrice en CFA Agricole et éducatrice spécialisée, m'a rejoint comme colistière pour cette campagne dans le Tarn-et-Garonne, et je l'en remercie. C'est pour cela que, depuis 2010, j'ai participé à pratiquement toutes les élections sans dévier du cap fixé dès 1995 par Jacques Cheminade. Un franc soutien, un juste propos : être résolu à ne plus servir l'oligarchie et se libérer de l'occupation culturelle et financière, afin de construire un avenir de paix par le développement.
Ainsi, entrer dans le IIIᵉ Millénaire avec les meilleurs atouts pour tous, et en particulier pour nos enfants, passe non seulement par l'éducation, mais aussi par l'excellence de leur formation, de leur culture, de leur savoir-faire, savoir-dire et savoir-penser.
Construire cette richesse de demain, c'est l'objectif et la raison de notre slogan de campagne : « Réindustrialiser la France, pour nos enfants ».
Alors, faites que le Tarn-et-Garonne rural, industriel, inventif et chaleureux puisse devenir le dénominateur commun du pays. Faites que ma voix puisse mettre l'accent sur le fond des problèmes et agir pour les résoudre, afin de garantir un avenir plus serein pour tous.
La première étape, urgente, c'est de s'accorder pour reprendre la main sur la création monétaire - la « planche à billets » - afin de réorienter l'argent créé par une banque nationale sous contrôle citoyen vers des investissements utiles à l'amélioration de la vie de tous.
Voilà pourquoi Fatima et moi faisons appel à votre soutien. Pour que vivent nos territoires, pour que se bâtisse le monde de demain dans une juste paix pour tous.
Merci.
Et cette question d'une Banque Nationale qui revient...













