Quand l'administration classe, les banques ramassent...

Quoique vous traitiez de politique dans la rue, si cela ne provient pas d'un parti prépondérant, on vous demandera forcément tôt ou tard de quel bord vous êtes. 

Vous pouvez répondre que le clivage gauche-droite est mort, que les six bords (gauche, droite, centre et leurs extrêmes) se partagent les pouvoirs depuis 40 ans sans que la situation ne se soit améliorée. Finalement, ce qui compte pour ce pouvoir et ses relais, c'est de diviser pour mieux régner, alors que le plus important ce sont les idées. De fait le débat de fond n'a jamais lieu car on ne parle généralement que sociétale. De ce point de vue là, il peut y avoir de bonnes comme de très mauvaises propositions de part et d'autre, d'où l'impératif de devenir ou redevenir un être pensant plutôt que d'agir par réflexe.

Et même si vous parlez avec tout votre coeur et tout votre intellect, il faudra à votre interlocuteur un appui électronique pour le conforter voire le réconforter. Un appui qu'il trouvera auprès du dieu Google ou de ses acolytes, preuves de l'occupation culturelle insidieuse que nous subissons.

A cela il pourra vous être rétorqué : « Qu'importent les résultats de la recherche, on pourra se faire une idée de par soi-même... » 

Vraiment ?

En 2026, le cerveau d'un Français reste caractérisé par une hyper-sollicitation numérique et une fragmentation de l'attention, où le temps de déconnexion réelle et de vagabondage mental non guidé par un écran est devenu l'une des ressources les plus rares de la journée.

Synthèse de la charge cognitive en 2026 :

Synthèse de la charge cognitive du cerveau d'un français en 2026
Sources : INSEE, Médiamétrie, ARCEP, CGE, Arcom et Crédoc

Fichtre, ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'IA : Gemini !

Par contre la question est bien de moi : Où se situe la réflexion dans tout cela, par exemple pour réfléchir aux idées politiques ?

Le piège contemporain : la réaction à la place de la réflexion

Dans l'environnement attentionnel actuel (écrans, flux d'actualités continus), la véritable réflexion politique est souvent court-circuitée par la réactivité émotionnelle immédiate (pilotée par l'amygdale).

Au lieu d'effectuer le cycle complet (Information > Incubation > Synthèse), le cerveau est incité à réagir instantanément aux stimuli par de la colère, de l'adhésion ou du rejet. C'est précisément pour cela que la rareté du vagabondage mental non guidé nuit directement à la pensée critique : sans plages de silence attentionnel, le cerveau n'a plus le temps d'interroger la structure du système (monnaie, souveraineté, justice) et se contente de réagir aux symptômes.

Comment se forme une idée politique dans la journée ?

Dans l'emploi du temps cérébral, la réflexion politique se décompose en trois étapes successives :

la réflexion politique se décompose en trois étapes
La créativité et les idées politiques nouvelles se situent à un endroit très précis du processus : 
à la charnière entre la phase 2 (l'Incubation) et l'étincelle de transition vers la phase 3 (la Synthèse).


La dynamique cérébrale de la réflexion complexe

Pour construire une pensée politique ou philosophique approfondie, le cerveau fait alterner deux réseaux majeurs pilotés par un troisième :

  1. Le Réseau par Défaut (Default Mode Network) : C'est le générateur d'idées, de valeurs et de projections morales. Il s'active quand vous pensez à l'histoire, à la justice sociale, à l'avenir de la société ou à l'éthique. C'est là que réside l'intuition politique de départ.

  2. Le Réseau Exécutif Central (Central Executive Network) : C'est le filtre logique et critique. Il prend le relais pour tester la cohérence de vos idées, analyser des données chiffrées (par exemple, le fonctionnement du Bail-in ou de la création monétaire) et repérer les contradictions.

  3. Le Réseau de Saillance (Salience Network) : Il agit comme un chef d'orchestre en basculant l'attention de l'intuition interne (Réseau par défaut) vers la vérification logique (Réseau exécutif).

 

Image provenant de ResearchGate montrant La dynamique cérébrale de la réflexion complexe du cerveau

Réseau par défaut vs Réseau exécutif central. Source : ResearchGate 

Dans cette ambiance, ou plutôt ce système où le temps d'occupation du cerveau est un objectif avéré des grands donneurs de leçons, on comprend mieux pourquoi c'est la main invisible qui, lors d'élections, selon des critères très mystérieux, s'invite pour cataloguer les mouvements politiques dans des nuances tout aussi vaporeuses que dénuées de sens, sauf pour l'Intérieur.

Qu'elle soit grand manitou, Jupiter ou tribun, c'est cette main invisible qui décide de tout pour un chaland décervelé, totalement livré à la déraison. Et pour cause : tout n'est plus que marchandise et statistiques. Illustration avec ces nuances définies par le ministère :

Tableau des nuances politiques en 2026

Les résultats : exit le PS, dénommé SOC et le PC, étiqueté COM qui, après le 1er tour se sont rabattus sur les DVD (sacré désistement !), un mixte de LR et d'UC (Union Centriste) ex-DVC. Oui ! C'est une salade composée.


Résultats du second tour des sénatoriales 2026 sur  sur le Tarn-et-Garonne


Dès lors que dire de ce DSV pour Droite souverainiste ? 

C'est lors de l'inscription à l'élection que l'on vous remet comme s'il s'agisait d'un Graal, la liste des nuances attribuées de facto et difficilement contestables à 15 jours du vote.

Le souverainisme, à mes yeux, c'est servir le Peuple !

Sur quelle base a-t-on décidé que servir le Peuple faisait de moi un homme de  droite plutôt que de gauche ? Ma particule ? Mdr.

Pour ma part, j'aime parler des hommes qui ont fait de la France un pays juste et humainement bon. Et je pointe du doigt le système politico-économique dans lequel nous sommes tombés aujourd'hui, qui exclut, domine et tue.

Je comprends les exilés, je veille le mieux possible sur les plus faibles, et j'apprends de mes pairs le droit à la dignité. Je convoque les anciens quand j'ai besoin de leur expérience et je porte l'espoir des Jours Heureux toujours plus en avant et même au-delà de nos frontières autant que cela se puisse.

Ainsi, j'évoque souvent l'état d'esprit westphalien, le « Crédit démocratique » de Jaurès et « l'entente, la détente et la coopération » de de Gaulle face à la prédation financière, la décroissance, la faillite et ses guerres.

Donc, aux esprits étriqués, qui ont besoin d'avoir un positionnement pour exister en s'accrochant à ceux qui pensent pour eux, à ceux que nos amis africains nomment très justement les « hommes perdus », j'accepte la case de souverainiste jaurésien - et pourquoi pas de gauche ?

Alors j'ai contesté par ce courriel à qui de droit :

Sur ma profession de foi, je fais — certes de manière concise, mais visible et compréhensible — référence à Jaurès en parlant du Crédit démocratique. En soi, c'est appeler à une souveraineté financière face au monde de l'argent mondialisé, capitaliste et colonialiste, ce qui ne peut en aucun cas être qualifié de « droite ».

La souveraineté que je porte est par essence jaurésienne, car elle ne s'arrête ni aux urnes ni aux frontières, mais s'étend à la sphère économique, c'est-à-dire au droit de contrôle et de propriété sociale des travailleurs sur les moyens de production de tout pays.

Par la présente, je revendique donc la nuance « Solidarité et Progrès ».

En effet, ce parti politique porté par Jacques Cheminade existe depuis de nombreuses années, ayant notamment conduit les campagnes de ce dernier lors des élections présidentielles de 2012 et de 2017.

Pour ma part, ici, dans le Tarn-et-Garonne, j'ai réalisé depuis 2012 toutes mes campagnes électorales — législatives, départementales, municipales et sénatoriales — sous l'étiquette de ce mouvement politique.

Au nom de l'équité par rapport aux divers groupes répertoriés dans votre grille des nuances (qui bénéficient souvent de l'acronyme de leur propre organisation), je vous demande donc de bien vouloir attribuer la nuance « Solidarité et Progrès » à ma candidature actuelle qui est une candidature de gauche souveraine, ainsi qu'aux prochaines.

De plus, dans la mesure de vos possibilités, je vous saurais gré de faire mentionner cette étiquette pour tout candidat qui se présenterait à une élection en France sous la bannière de ce même parti.

En vous remerciant par avance pour votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

En ce qui concerne l'outil de production, rappelons ici l'exemple de la « cotonnade » de Thomas Sankara, président du Burkina Faso lors de son célèbre « Discours sur la dette  » (1987)

[..] Le Burkina Faso est venu vous exposer ici la cotonnade, produite au Burkina Faso, tissée au Burkina Faso, cousue au Burkina Faso pour habiller les Burkinabè. Ma délégation et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n'y a pas un seul fil qui vienne d'Europe ou d'Amérique [..]

Comprendre que sans contrôle de sa monnaie il n'y a pas d'outil de production et donc pas d'emplois dignes, pas d'amélioration de la qualité de vie, pas de Jours Heureux.

C'est le perpétuel besoin de nous faire entrer dans des cases pour des statistiques et des calculs électoraux qui participe à l'éloignement des vrais débats d'idées. 

D'ailleurs les maires que j'ai rencontrés sont quasi unanimes, les questions bancaires et financières ne les regardent pas. Leur mairie n'ayant plus de compte en banque, ils ne se fendront pas d'un voeu appelant à la stricte séparation des activités bancaires ou quoi que ce soit du même ordre (nationalisation de la Banque de France, enquête sur la dette etc), ils ne sont pas liés à ce monde-là...  

Ces deux pages en sont la preuve, tirées directement du Guide du maire 2026 publié par l'AMF.

Double-page du Guide du Maire 2026 de l'AMF avec publicité du Crédit Agricole

Cliquez ici pour accéder au Guide du maire 2026

Analyse du document : Le carcan technique et la dépossession sémantique

En observant attentivement ces deux pages issues du « Guide du Maire 2026 », la réalité de la dépossession politique saute aux yeux. À droite, le titre officiel et républicain. À gauche, le véritable donneur d'ordres qui s'affiche en grand.

La banque ne se présente pas comme un simple prêteur d'argent, elle s'approprie le vocabulaire de l'élu. C'est la preuve de l'ingérence insidieuse des banques privées au cœur même de l'action publique locale.

Le piège démocratique se referme ici, sous l'ombre de l'« article 123 du traité de Lisbonne ». En interdisant aux banques centrales de financer directement les investissements des États, cet article a structurellement livré le public aux marchés financiers privés.

Par capillarité, les communes se retrouvent enchaînées à la dette du pays et à une ambiance de faillite généralisée, contraintes de quémander auprès du Crédit Agricole ou d'autres banques le droit d'investir pour leurs propres citoyens...

Lorsque les maires affirment que « les questions bancaires et financières ne les regardent pas », ils sont donc dans le déni de leur propre quotidien.

Cependant, un conseil municipal dispose d'une compétence juridique claire : il a le droit de délibérer et de voter des « vœux » sur toute question d'intérêt public qui touche la vie de ses administrés. Dès lors, refuser d'adopter un vœu politique fort — comme celui pour une « stricte séparation des activités bancaires » ou celui pour une « véritable enquête sur la légitimité de la dette » — deviendrait une anomalie démocratique.

C'est en acceptant la rhétorique de l'« accompagnement » privé que le politique abdique sa souveraineté financière. D'autant que la complexité administrative sert d'anesthésiant, de même que la novlangue des nuances.

Mais la réalité reste celle d'une tutelle bancaire qui s'affiche sans scrupule sur la page de gauche du manuel des maires.

Du sage qui montre la lune, l'imbécile ne regarde que le doigt.

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Sénatoriales 2026 : L'appel des « Quatres fantastiques » contre le monde de l'argent

Pour ces sénatoriales 2026, merci aux quatres grands électeurs qui ont soutenu notre appel à l'indépendance face au monde de l'argent. 

Pour être clair : « Macarel ! Si on veut la Paix, faisons tourner les usines ici. On ne fabrique pas l'indépendance avec les outils des autres, et sûrement pas en devenant une machine d'armement ! »




En 1912, face aux guerres des Balkans et à l'engrenage des alliances, Jaurès lançait à Bâle le cri de Schiller : « Vivos voco : j’appelle les vivants pour qu’ils se défendent contre le monstre qui apparaît à l’horizon. »

Aujourd'hui, le retour de la guerre en Europe et les tensions géopolitiques rappellent cet engrenage où les peuples perdent le contrôle. Qu'il s'agisse de guerres économiques ou de conflits armés, les classes populaires subissent l'inflation et les crises pendant que la technocratie financière maximise ses profits. Jaurès dénonçait déjà cette mondialisation capitaliste poussant aux impérialismes militaires pour des gains cachés.

Face à la paralysie de l'ONU, les simples appels ne suffisent plus. C'est pourquoi le courage des quatre élus qui refusent d'être les pions du triptyque UE-OTAN-Euro résonne avec force. Comme l'écrivait Schiller : « C’est pour méditer dans son cœur sur le travail que sa main exécute, que la pensée a été donnée à l’homme. »

Lors du scrutin du 27 septembre 2026, ces quatre volontés sur 759 ont compris que réindustrialiser le pays est indissociable de la Paix. Si l'Europe veut renouer avec les principes westphaliens de développement mutuel, elle doit offrir du codéveloppement en Ukraine, Palestine ou ailleurs, et non tout abandonner aux fonds de pension vautours anglo-américains.

La prochaine étape est claire : imposer la séparation stricte des activités bancaires et mener une enquête sur la dette, afin de briser notre dépendance à un système financier qui se nourrit de nos crises.


Adhésion


Rouvrir les voies au progrès pacifique

En ce 25 septembre où tous les espoirs avec la venue du Pâpe en France pour nous parler de Paix, se heurtent à la pensée béligérente européenne ou devrait-on dire otano-britannique et américaine, il n'est pas mieux que Jaurès pour nous réveiller le cerveau.  











En effet, un parallèle saisissant peut être tracé entre son éditorial « Ce qui est sûr » (paru juste après le congrès anti-guerre de Bâle, en 1912) et la situation géopolitique européenne actuelle.

Et si le contexte d'alors impliquait des empires coloniaux aujourd'hui disparus, les mécanismes de crise, les angoisses collectives et les impasses diplomatiques eux, résonnent fortement avec notre actualité.

Comme en 1912, les canaux diplomatiques se figent et la rhétorique militaire s'impose comme unique solution, alors l'Histoire peut basculer par accident.



CE QUI EST SÛR

Ecoutez ce que disent les chefs de gouvernement, notamment ce que disait naguère M. Poincaré, aux applaudissements de l'Europe : «  Une guerre qui éclaterait aujourd'hui, et pour cette querelle, serait un défis au bon sens, à l'humanité, à la civilisation ; »

Ecoutez ce que disent quotidiennement la plupart des journaux, quand ils veulent rassurer un peu les esprits énervés par une tension prolongée, par les rumeurs d'alarme : « Il est impossible que le différend austro-serbe aboutisse à une conflagration universelle. Toutes les puissances sont résolues à maintenir la paix. Elles savent que déclarer la guerre maintenant et pour ces motifs serait une folie et un crime. »

Oui, ce serait de l'aveu de tous une folie et un crime. Comment donc se fait-il que la crainte subsiste ? Comment se fait-il que l'Autriche convoque une partie de ses réservistes, que la Russie tâte ses armes, que tous les deux jours des dépêches inquiétantes laissent pressentir un terrible lendemain ?

Pour moi, je ne connais pas de plus effroyable condamnation du régime où se débat l'Europe. Ce qu'on regarde unanimement comme criminel et fou, on est pas bien sûr au fond que cela ne sera pas. Le cauchemar qui bouleverse la conscience et torture la raison, on est pas bien sûr qu'il ne sera pas tout à l'heure une réalité. Quelle est donc la force intérieure de désordre, de sauvagerie, de déraison et de crime qui mène aujourd'hui les choses et les hommes, pour qu'on ne se sente pas à l'abri du plus monstrueux péril ?

Et voilà pourquoi les travailleurs de tous les pays se rapprochent avec une sorte d'angoisse pour chercher ensemble le moyen de conjurer la sinistre menace. Voila pourquoi dans toutes les délibérations, dans toutes les paroles, dans toutes les pensées de l'Internationale convoquée à Bâle, il y avait une émotion poignante et une sorte de gravité tragique.

Ah ! Oui, comme le disait Bebel*, ces journée resteront inoubliables pour tous. Et ce n'est pas seulement à cause du décor saisissant où elles se sont développées. Grâce aux habitudes de liberté du peuple suisse, grâce à l'esprit de démocratie qui pénètre toutes ses institutions, bien des choses ont pu se manifester là, qui ailleurs sont à demi-voilées.

On y a vu clairement que pour tous ceux qui ont le souci de la paix et de la civilisation humaine, l'Internationale du prolétariat socialiste était une grande force morale, le suprême recours et la suprême espérance. Si le gouvernement du canton de Bâle, composé de socialistes, de radicaux et de conservateurs, a décidé à l'unanimité d'envoyer une adresse de sympathie au Congrès, ce n'est point une banale courtoisie ; c'est parce que tous ces hommes ont le sentiment profond que le socialisme international fait à cette heure une œuvre vraiment humaine et que l'universelle solidarité des travailleurs est la force qui s'oppose le plus efficacement au délire des hommes et des choses.

De même, si le conseil de fabrique de la cathédrale de Bâle a passé outre aux hésitations première du pasteur et mis à disposition des socialistes l'église illustre, où tant de foules humaines ont passé, où tant de peuples et de princes ont crié leur détresse ou leur orgueil, si ces chrétiens ont permis que les rouges drapeaux révolutionnaires pénètrent jusque dans le choeur et du haut de la chaire retentissent les appels du socialisme, c'est parce qu'ils ont reconnu la noblesse morale de l'effort de paix et de justice que fait l'Internationale. Ils ont voulu avertir les millions de chrétiens qui se laisse aller à la dérive des pensées de violence et de meurtre qu'ils devaient se reprendre et coopérer avec tous les hommes de bonne volonté à l'oeuvre de civilisation et de paix. Et certes il y a en tout cela quelque chose qui émeut l'imagination comme la conscience.

Mais ce qui était vraiment poignant, c'est que tous les hommes qui étaient là, réunis en ce Congrès, se disaient profondément : Mais, quoi ! Si demain, après-demain, malgré tous nos efforts, la guerre éclatait, si le conflit criminel et insensé mettaient aux prises les peuples dont nous sommes, les travailleurs de tous pays qui nous ont envoyés ici, que ferons-nous ?

Et en vérité il n'est pas possible de donner une réponse d'une certitude mécanique à cette question formidable. Il n'est pas possible de dire d'avance : C'est par tel acte déterminé que dans l'heure trouble de la tempête les prolétaires feront sentir leur force. Mais ce qui est certain, ce qui se dégageait avec une puissance et une évidence irrésistibles de toutes les paroles, de toutes les pensées, de toutes les consciences, c'est que les travailleurs sont résolus à lutter de toute leur énergie, de tout leur désespoir, contre l'horreur du crime.

C'est que les gouvernements de l'Europe, quels qu'ils soient, ne pourraient pas déchaîner impunément la catastrophe. C'est que la guerre créerait partout, au fond de tous les intérêts, au fond de tous les cœurs, au fond de toutes les consciences, une situation révolutionnaire ; c'est que des millions d'hommes en armes, condamnés à se détruire réciproquement pour une querelle insensée, finiraient bien par tourner leur force, d'un bout à l'autre de l'Europe, contre un régime européen de folie et de meurtre. C'est que dans l'horreur des massacres, de la famine, de la peste, le cri de détresse et d'appel finirait bien par monter de partout vers la République sociale, vers la République libératrice, qui assurerait l'union des peuples, la fraternité dans le travail.

Que les gouvernements sachent bien que les paroles du Congrès de Bâle ne sont pas de vaines menaces, qu'elles sont l'expression anticipée du jugement historique, de la sentence révolutionnaire qui châtieraient la formidable aberration.

Mais il est permis d'espérer que nous échapperons à cette crise et que nous préviendrons la guerre, si tous nous utilisons, par une propagande de paix, par une affirmation vigoureuse de paix, les jours de délai qui nous sont laissés par le destin.

Que partout les travailleurs, les socialistes, les démocrates commentent et expliquent les déclaration du Congrès de Bâle. Que partout, dans les réunions multipliées, la classe ouvrière affirme, avec une force croissante, sa volonté de paix. Elle parviendra sans doute à dissiper le cauchemar et à ouvrir les voies au progrès pacifique et régulier de la race humaine.


(La dépêche de Toulouse, 30 novembre 1912)

Source : Oeuvre de Jaurès, Pour la Paix, 
la première guerre balkanique
Edition Rieder





Sénatoriales 2026 : Les 130 Glorieuses sont possibles

Déclaration de candidature                                         Circulaire/Profession de foi



Chers élus du Tarn-et-Garonne bonjour,

Je suis Jean-François Grilhault des Fontaines, j’ai 63 ans et j'habite la commune de Verlhac Tescou où je suis installé comme intégrateur réseaux et Telecom. Depuis 2010, j'ai été candidat à pratiquement toutes les élections - municipales, départementales, législatives et même sénatoriales - afin d’y amener à chaque fois un débat d'idées. 

De la stricte séparation des activités des banques au projet « Aérotrain », en passant par la renationalisation de la Banque de France et l'essor du nucléaire civil, avec mes colistiers nous avons tenté d'apporter l'idée que le développement est gage de paix, tout d’abord sur notre territoire et au-delà de nos frontières par la collaboration plutôt que l’ingérence. C’est dans cette optique que durant toutes ces années, je me suis engagé auprès du parti politique Solidarité et Progrès et de Jacques Cheminade. 

Déjà lors des sénatoriales de 2020, j’avais mis l’accent sur la question de la dette, à laquelle ni mes concurrents de l’époque ni ceux d’aujourd’hui n’ont apporté ni n’apporteront de solution. Chacun d'eux est dans la continuité de ce que l'on subit au quotidien : le saccage économique et social, la banqueroute, la guerre de tous contre tous. Quelle perte de temps !

Aujourd’hui comme en 2020, j’appelle à une rupture avec l’UE, l’OTAN et la BCE, qui ne nous protègent en rien. De véritables guerres sont en cours chez nous : pillage des biens publics, dépeçage du tissu industriel, broyage de notre agriculture par des puissances financières la plupart du temps hors sol. Notre demeure brûle, dans un système qui a lui-même allumé et entretenu le feu. Un système qui brise, dévalue, emprisonne et ravage tout sur son passage - c'est-à-dire l’avenir de nos enfants.

C'est pourquoi pour cette élection, je souhaite être de nouveau cette voix dissonante qui, au-delà des sujets sociétaux, met les sujets de fond sur la table afin de résoudre les problèmes qui impactent d'autant l'ensemble de nos territoires du Tarn-et-Garonne.

Alors je vous propose un sursaut. Un sursaut de Solidarité et de Progrès. Oui, je le crois, les 130 Glorieuses sont possibles mais c'est maintenant qu'il faut commencer à les bâtir. 

Nos vies sont frappées de plein fouet par l'incompétence de ceux qui nous ont imposé ce système défaillant. Nous subissons la dette qu'ils ont accumulée, la faillite qu'ils organisent et les guerres qu'ils attisent. La menace d'insolvabilité du pays est chaque jour plus claire. Pour seule réponse, ils nous prescrivent encore plus d'austérité... Rogner sur le modèle de solidarité hérité d'Ambroise Croizat et de Pierre Laroque est leur seule boussole. A gauche, à droite comme au centre, ils sont devenus de véritables malthusiens. 

Les candidats au lac de Tordre à St Etienne de Tulmont

Je crois en la démocratie locale qui est, à mon sens, la racine même de notre démocratie nationale. Être un élu local, c’est être ancré dans la réalité du territoire et du quotidien des citoyens. En effet, si le sommet de l’État s’inspirait du dévouement dont vous faites preuve auprès de vos citoyens et de votre collectivité, la France se porterait bien mieux. C'est vous, désormais, qui êtes pompiers, ambulanciers, réparateurs et bâtisseurs, et qui deviendrez les garants d'une institution saine, ambitieuse et soucieuse des deniers publics.

Le sursaut, c'est vous, élus, hommes et femmes qui venez d'arriver, choisis par des citoyens qui vous ont pressentis aptes à relever le défi. Le défi de redonner confiance en l'avenir, celui de réparer, reconstruire et refonder l'entièreté de notre système économique et social pour parfaire les Jours Heureux, dont les clés nous ont été remises à l'après-guerre et qui doivent désormais redevenir notre objectif commun.

C'est pour ce sursaut qu'il est urgent qu'une voix dissonante puisse enfin se faire entendre au sein d’une institution comme le Sénat.

Personne ne vous dira que les 3 500 milliards de dette du pays proviennent de l'article 123 du traité de Lisbonne qui interdit aux États l'accès au crédit productif public que pourrait émettre une Banque de France revenue dans sa fonction régalienne de soutien à l'investissement à court, moyen et long terme pour le développement des territoires. Je le dirai.

Personne ne vous dira que nos banques sont tellement faillibles qu'après les crises grecque et chypriote, au lieu de Liberté, Égalité et Fraternité, ce sont les chaînes du bail-in que l'UE a plaquées au fronton de nos mairies comme garantie aux marchés financiers. Cette directive prévoit, en cas de besoin, de puiser dans les dépôts bancaires des particuliers, des entreprises et des collectivités tout montant au-dessus de 100 000 €. Je le dirai.

Personne ne vous dira que pour faire face à tout cela, il est urgent de revenir à la protection de ces dépôts et des établissements qui les gèrent - c'est-à-dire à la protection des biens, des revenus et des emplois de tous - en imposant une stricte séparation des activités des banques. Séparer l'activité de spéculation de l'activité de dépôt, c’était l’objet de la loi 45-015 du 2 décembre 1945, abrogée en 1984. Je le dirai. 

Personne ne vous dira que pour revenir à une situation saine, tant pour la vie des citoyens que pour nos collectivités, il est impératif d'organiser une enquête sur la dette avec pouvoir d'instruction et de réquisition. Plus qu'un simple audit, nous devons savoir qui détient la dette du pays, ce qui nous endette et à quelle fin. Objectif : faire le tri, remédier aux abus et anticiper pour que cela ne recommence pas. Je le dirai.

Personne ne vous dira que pour que vos projets locaux, ceux du département du Tarn-et-Garonne et ceux du pays puissent se réaliser et garantir un avenir à nos enfants, il est nécessaire de revenir à l'émission d'un crédit productif public par la Banque de France. Celui-ci devra être orienté par une planification indicative que des élus comme vous, de concert avec des citoyens, doivent organiser et gérer. Je le dirai. 

Vous l'avez compris, je souhaite être cette voix dissonante qui, au-delà des débats sociétaux, met les sujets de fond sur la table. Ne pas laisser la finance dicter sa loi est une chose ; faire en sorte que l'argent serve la population en est une autre.

C'est pour cela que Fatima Bekhedda, formatrice en CFA Agricole et éducatrice spécialisée, m'a rejoint comme colistière pour cette campagne dans le Tarn-et-Garonne, et je l'en remercie. C'est pour cela que, depuis 2010, j'ai participé à pratiquement toutes les élections sans dévier du cap fixé dès 1995 par Jacques Cheminade. Un franc soutien, un juste propos : être résolu à ne plus servir l'oligarchie et se libérer de l'occupation culturelle et financière, afin de construire un avenir de paix par le développement.

Wikipedia Sénatoriales 2026 Tarn et Garonne
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Ainsi, entrer dans le IIIᵉ Millénaire avec les meilleurs atouts pour tous, et en particulier pour nos enfants, passe non seulement par l'éducation, mais aussi par l'excellence de leur formation, de leur culture, de leur savoir-faire, savoir-dire et savoir-penser.

Construire cette richesse de demain, c'est l'objectif et la raison de notre slogan de campagne : « Réindustrialiser la France, pour nos enfants ».

Alors, faites que le Tarn-et-Garonne rural, industriel, inventif et chaleureux puisse devenir le dénominateur commun du pays. Faites que ma voix puisse mettre l'accent sur le fond des problèmes et agir pour les résoudre, afin de garantir un avenir plus serein pour tous.

La première étape, urgente, c'est de s'accorder pour reprendre la main sur la création monétaire - la « planche à billets » - afin de réorienter l'argent créé par une banque nationale sous contrôle citoyen vers des investissements utiles à l'amélioration de la vie de tous.

Voilà pourquoi Fatima et moi faisons appel à votre soutien. Pour que vivent nos territoires, pour que se bâtisse le monde de demain dans une juste paix pour tous. 

Merci. 


Et cette question d'une Banque Nationale qui revient...




Sortir de l'oeil du cyclone

Ils traînent cette dette comme un boulet depuis des années, un fardeau qu'ils n'ont cessé d'alourdir au fil de leurs combines. Leur parcours prouve pourtant qu'ils ne manquent pas de compétences, ce qui les rend pleinement responsables.

Et si ces exécutants se rémunèrent sur la bête, leurs commanditaires, eux, la dévorent. Le système est si bien rodé que plus la dette s'accroît et plus le pays s'épuise, plus ils festoient.

Ce système, c'est le monétarisme anglo-américain. Les donneurs d'ordre siègent à la City et à Wall Street, tandis que leurs relais s'affichent à nos côtés - politiques, banquiers, conseillers ou experts.

Un microcosme que certains à l'étranger qualifient sans détour de « classe Epstein », résumant à lui seul ce poison fait de tripotages, de mainmises et de décadence.

En effet, nul ne peut dire aujourd'hui qu'il ne savait pas. En 2027, cela fera exactement quarante ans que le propos nous a été apporté depuis « la terre des hommes intègres* » par le capitaine Thomas Sankara. 

   Cliquez sur l'image pour écouter le discours

Addis Abéba, sommet de l'OUA le 29 juillet 1987 : « [..] La dette ne peut pas être remboursée parce que d'abord, si nous ne payons pas, les bailleurs de fonds ne mourront pas, soyons en sûrs. Par contre si nous payons, c'est nous qui allons mourir, soyons en sûrs également. Ceux qui nous ont amené, ceux qui nous ont conduit à l'endettement, on joué comme dans un casino, quand qu'ils gagnaient il n'y avait point de débat, maintenant qu'ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise, Non Monsieur le Président, ils ont joué, ils ont perdu, c'est la règle du jeu. La vie continue. » (applaudissements)

      Version écrite ici > discours sur la dette


Le 15 octobre 1987, tout juste deux mois après son discours au sommet de l'OUA à Addis-Abéba, le président du Burkina Faso sera tué lors d'un coup d'État dans lequel 12 de ses compagnons trouveront également la mort.

Cependant, gardons en mémoire, outre la grande lucidité du jeune capitaine et sa foi en un avenir meilleur, son optimisme bienveillant :
« Alors chers frères, avec le soutien de tous, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ces immenses potentialités pour développer l'Afrique parce que notre sol, notre sous-sol sont riches, nous avons suffisamment de bras et nous avons un marché immense très vaste du nord au sud de l'est à l'ouest, nous avons suffisamment de capacités intellectuelles pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pourrons les trouver. »

C'est sans doute ce qui a animé les trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Niger et le Burkina Faso — quand, à partir de 2023, soit 40 ans plus tard, ils ont décidé de reprendre leur destin en main en se défaisant de leurs liens avec l'Occident, dont la France. Devenir indépendants face à la prédation financière et à l'économie de rente, tel est de nouveau leur défi.

À croire que ce qui a été perdu d'un côté est regagné de l'autre, car de ce côté-ci de la Méditerranée, voici la réalité : 


Debita, debere es

À notre tour de devoir relever ce même défi, puisqu'aujourd'hui en France, avec 3 500 milliards d'euros de dette publique et 4 500 milliards de dette privée pour un PIB d'à peine 3 000 milliards, le constat est édifiant : c'est l'inflation, la hausse des taux, la banqueroute, la guerre de tous contre tous.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

La réponse tient à l'article 123 du traité de Lisbonne (ex-article 104 du traité de Maastricht) et se résume en quatre mécaniques de destruction : l'abandon de la séparation des activités bancaires, la dérégulation des mouvements de capitaux, l'optimisation fiscale et l'évasion fiscales.

Face à ce désastre, la classe politique détourne le regard. À gauche, on se résigne à l'effondrement : « tout merde normalement » ; à droite, on somme le peuple de s'en remettre aux « experts » ; au centre, on assure que la situation est sous contrôle. En vérité, tous communient dans la même orthodoxie du capitalisme financier : adorateurs de la main invisible pour les uns, apôtres de la destruction créatrice pour les autres. 

« Quoi qu'il en coûte, la dette sera honorée, le principal comme les intérêts ! », jurent-ils l'air affable et l'appétit cannibale.

Mais puisque les caisses sont vides, c'est sur nous qu'ils prélèveront. En guise d'intérêts, ils exigeront la liquidation de ce qui nous reste : notre école, notre système de santé, notre intimité, nos liens sociaux et iront jusqu'à marchandiser nos propres corps. Et pour solder le principal, les voilà prêts au sacrifice ultime : la guerre.

Guerre de la faim, de territoires, de religion,
Guerre aux gilets jaunes, aux agriculteurs, aux immigrés,
Guerre du pétrole, des matières premières, du climat,
Guerre à la Russie, guerre à l'Iran, guerre à la Chine.

Que ne feraient-ils pas pour cacher leur faillite ?

En effet, nous voilà accoquinés à un triptyque de belligérants — UK-UE-USA — qui recrutent, forment et se réarment, et c'est à qui proposera la meilleure formule magique pour nuire le plus possible. Voyez plutôt : Force expéditionnaire conjointe (JEF), coalition des volontaires, Facilité européenne pour la paix, OTAN, manœuvres militaires, sanctions, gel d'avoirs, etc. 

Sans compter que les États-Unis cachent 40 000 milliards de dollars de dette derrière l'exploitation d'environ 800 sites et bases militaires à l'étranger, répartis dans plus de 80 pays et territoires. 


La dette, quelle dette ? Ce n'est pas la nôtre, c'est la leur ! 

Maintenant que l'on connaît le sort que nous réservent nos piètres dirigeants face à des créanciers avides de liquidités, quel moyen nous reste-t-il pour briser le cycle infernal d'une dette attachée à ses guerres permanentes ?

À l'heure de tous les dangers — militaires, économiques, climatiques —, comment rappeler à l'ordre ces « possédants possédés par ce qu'ils possèdent » ?

Faire comprendre qu'une troisième voie est possible, que la répudiation des dettes vaut mieux que l'effacement du monde dans un conflit nucléaire. Et pour ce rappel à l'ordre, qui mieux que le général de Gaulle nous invitant à la « détente, l'entente et la coopération » ?

Prononcé le 1ᵉʳ septembre 1966 — il y a donc 60 ans — devant 200 000 personnes, le discours de Phnom Penh est un chef-d'œuvre de diplomatie.

En défendant le non-alignement et l'indépendance de la France, de Gaulle y critique l'interventionnisme américain au Vietnam tout en saluant les valeurs démocratiques des États-Unis.

Perçus à l'époque comme une trahison par Washington, ses avertissements visionnaires se sont avérés justes, ouvrant la voie aux négociations engagées à Paris dès 1968. Aujourd'hui, la portée de ce discours reste d'une actualité frappante. 

Cliquez sur l'image pour écouter le discours


Le Général de Gaulle prononce devant plus de 200 000 personnes le "Discours de Phnom-Penh"


Alors sortir de la torpeur générée en continu par une succession d'évènements dramatiques, sociétaux ou géopolitiques, voila la mission. Des frayeurs qui nous figent dans l'immobilisme du calme avant la tempête ? Certes, mais en gardant le cap de la paix par le développement, l'avenir est bien plus prometeur.

Relevons le défi dans lequel l'AES s'est lancée : les 130 Glorieuses sont possibles là-bas comme ici ! 


[A noter : Sankara et de Gaulle font un discours sans ... prompteur ni document. La classe !]




 


15 Avril - Réunion Zoom - Intervention écrite suite à mes soucis de connexion

Lire le compte rendu sur le site Solidarité et Progrès : Face au fascisme qui monte, résistance des deux côtés de l'Atlantique.

Bonjour tout le monde,

Pour ceux qui ne me connaissent pas je suis Jean-François Grilhault des Fontaines adhérent à Solidarité et Progrès depuis les années 2010 et ayant participé à plusieurs campagnes électorales sur mon département le Tarn et Garonne.

J'interviens pour les prochaines législatives qui auront lieu en 2027 et auxquelles j'ai la volonté de participer mais également pour me mettre en ordre de marche sur les sénatoriales qui elles se dérouleront en fin d'année et pour lesquelles je serais aussi en lice.

Alors voila,

Si côté des BRICS tout s'organise pour améliorer la qualité de vie des peuples avec des résultats probants, de ce côté-ci du monde bien que, depuis l'après guerre, ont ait pavé les politiques sociales et économiques de bonnes intentions, ni le niveau ni la qualité de vie ne s'améliorent, bien au contraire. 

On voit aujourd'hui que tous les coquins mondialistes sont à l'affût de tout profit. Les Banksters et les vampires travaillent à s'accaparer sans cesse, des biens, des savoir-faire et au-delà, avec les données, les organes et même la procréation qui de fait deviennent leurs marchandises.

Ils ne s'arrêtent plus à la force de travail, ils ne s'arrêtent plus aux matières 1ère, ils font aussi commerce de tout ce qui est source de vie et de la vie elle-même.

Ce à quoi nous devrions dire NIET. Mais comment ?

Justement dans son intervention du lundi Jacques a parlé du voyage que le Pape Léon devrait faire pour recevoir la médaille de la Liberté du Centre de la Constitution Nationale le 3 juillet prochain à Philadelphie, et ça m'a de suite fait penser à 2 choses qui ont soudain pris sens :

D'un côté, la Déclaration de Philadelphie de mai 44, une de ces bonnes intentions qui affirme que «  Le travail n'est pas une marchandise » et que « tout être humain a droit au progrès matériel et au développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales » quasiment du Jaurès.

Donc d'un côté Philadelphie, la Déclaration de l'Organisation International du Travail qui siège à l'ONU et de l'autre, hé bien, Vendredi dernier j'ai pris l'après-midi pour pousser les portes des Archives Départementales afin de m'y inscrire et pouvoir consulter les Cahiers de Doléances des Gilets Jaunes du Tarn et Garonne élaborés en 2018-2019.

Nous sommes dans une salle avec 3 ou 4 personnes qui écrivent et le silence craque sous chacun de mes pas. Je vais pouvoir consulter deux cahiers sur une centaine et y trouver plusieurs points à propos :

Le 1er, c'est l'intérêt des contributeurs à donner leurs avis sur la qualité de la vie qu'il n'y a plus malgré l'assiduité au travail, le respect des institutions et l'espoir en des Jours Heureux.

En second lieu, un reproche récurrent que les textes ne sont, eux, pas respectés par ceux qui les mettent en place, c'est le 2 poids 2 mesure qui plombe systématiquement les plus faibles, pointant que les élus finalement ne travaillent pas pour les gens.

Et puis au fil de cette première lecture, on ressent une détresse exprimée sur le fait que le fruit du travail, sur parfois toute une vie, ne permet pas ou plus de vivre décemment : «  Je travaille comme un esclave pour un salaire de noir » exprimera l'un, «  Je me suis saigné pour une retraite sans vie » écrira un autre.

Finalement dans notre société dite avancée, le travail ne sert plus qu'à compresser les êtres humains au point d'en faire des objets. Et ne parlons pas des guerres et des conflits qui participent à organiser ce système de misère. Nous sommes à un moment où «  la pauvreté constitue un danger pour la prospérité de tous ».

C'est là qu'en disant NIET, nous pouvons rassembler les bonnes volontés et légitimer plus que jamais l'état d'esprit westphalien du Pardon des offenses, de l'Avantage à autrui et du Développement mutuel. Cette démarche du « Gagnant-Gagnant » dans une société polyphonique qui avance sous le même ciel avec tout le travail de fond qui va dans ce sens, que fournit Solidarité et Progrès, ici, en France et nos amis américains, Diane Sare et José Vega de l'autre côté de l'Atlantique ainsi qu'EIR.

En tant que candidat, je crois à la dynamique de ces idées que portent et porteront nos voix, au travail que nous faisons tous et que je vous invites, cher public, à rallier. Un travail de longue haleine auprès de Jacques Cheminade et que toute l'équipe porte souvent sans que les résultats ne nous semblent probant.

Nous désirons tous que ça se réalise vite, en tout cas sans trop attendre. En effet, la durée que prennent les choses est un point que l'on cerne parfois avec difficulté.

Je vais me permettre une petite anecdote, Ho ! Elle est parcourue de bien des balbutiements et aussi de grandes souffrances sans doute, mais je vais les mettre de côté, pour parler de ce temps long que nous ne voyons pas toujours :

Dans les années 1900, un ingénieur des Ponts et Chaussées, arrivé à Saïgon depuis peu, va lancer un grand projet pour l'époque. A l'ouest de la ville qui est en plein delta du Mékong, une région gorgée d'eau et encombrée par les marécages. Il va élaborer les plans et la construction d'un 1er Grand canal, pour assainir, naviguer et améliorer la culture du riz.

En 1868, la production de riz au sud du Vietnam occupe alors 380 000 hectares pour une production de 6 millions de tonnes. Viendront d'autres canaux et une amélioration constante du drainage et de l'assainissement qui porteront en 1952 à 2 500 000 hectares l'étendue des rizières dans cette région.

Les réformes agraires successives jusqu'à nos jours vont permettre en 2000 une production de plus de 32 millions de tonnes. Aujourd'hui, le delta du Mékong au sud du Vietnam permet jusqu'à 3 récoltes par an qui nourrissent au-delà des frontière du pays.

Vous voyez, le temps long, 1900-2020, 120 ans à un grand canal pour nourrir toujours plus de monde. Hé bien, dans la lignée de cet ingénieur Hippolyte Lagrange, je crois en ce que nous sommes tous capable d'être : Des Bâtisseurs qui permettent à la vie de grandir et pas le contraire.

Alors soyons ceux qui non seulement sèment mais aussi bâtissent et que ces fondations construites garantissent une vie meilleure à tous ici en France mais aussi dans le monde.

Voila mon engagement, voilà pourquoi je suis heureux d'être aux côtés des mes camarades Diane, Odile, José, Sébastien,Benoît et Rémi pour les batailles politiques à venir dont l'objectif est de récupérer la Liberté et l'Egalité puisque nous avons en nous déjà la Fraternité.

Merci et Bonne journée à tous.