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Samedi 17 octobre. Nous sommes allés appeler au sursaut ceux qui détiennent encore un contre-pouvoir conséquent ici en France : nos maires ! Répondre à leur « juste colère » c’est également répondre à la nôtre.

Comme chaque année notre présence à l’assemblée des maires du Tarn et Garonne s’est faite remarquée. D’autant que cette fois, pour protester sur ce qui se passe à Air France, la CGT tenait un comité d’accueil. Comité auquel nous apportions évidemment tout notre soutien. Et pour eux aussi, l’urgent c’est d’en « finir avec la spéculation », dixit une de leur militante.

Si notre déploiement était petit, il n’en a pas moins fait le maximum.

La gendarmerie s’est inquiétée, quelques maires ont feint ne pas nous reconnaitre, les députés sont restés éloignés mais le message est passé. Pendant que Marc Punsola, mon colistier aux Départementales s’affairait à la distribution des tracts, Vincent Crousier, ancien candidat aux législatives, donnait le « la » aux passants, jusqu’à ce qu’arrive la berline de celui qui s’est augmenté de 33%, une fois élu : le Président du Conseil départemental, Christian Astruc !

Christian Astruc, Président du Conseil départemental d’accord
avec Cheminade : "L’enjeu c’est de sortir des emprunts toxiques"
 

Me rappelant qu’il est un homme de terrain, ouvert et à l’écoute, je lui ai demandé ce qu’il comptait faire à propos des emprunts toxiques.

« C’est compliqué et ça coûte cher si on veut les renégocier ». Reconnaissant ainsi qu’il y avait bien des emprunts toxiques au niveau du département, Christian Astruc tenait désormais notre tract sur la loi NOTRe.

«  La finance toxique impacte toutes les collectivités, la preuve avec NOTRe, la meilleure des défenses c’est l’attaque. Des collectivités n’ont pas hésité : pourquoi ne pas en faire autant ? »

« Je suis au courant, je peux vous recevoir, je reçois tout le monde ». Invitation sincère, ou pour couper court à la discussion ? Le lundi suivant, une demande de rendez-vous fut postée.

Lundi 1er novembre, toujours sans réponse, je me dis que seuls les morts restent silencieux.

L’Ode à la Liberté

Une conseillère municipale reconnaissant l’urgence de réguler strictement la finance folle, nous posait une question tout à fait dans les termes de notre tract :

« Les maires ruraux doivent-ils entrer en résistance face à la réforme territoriale imposée par la loi NOTRe (fusion de communautés de communes, pertes de compétence, centra­lisation, etc.) ? »

[..] Le grand plan européen, c’est de démembrer l’État et les communes, c’est de faire une Europe des régions, des communautés de communes imposées d’en haut et surtout des métropoles.

[..] Parce que c’est dans l’État et surtout dans les communes que se trouvent les foyers de résistance au démantèlement financier.

[..] Avec la loi NOTRe, ce qui est ainsi remis en cause, c’est le service public à la base de notre pays, la gratuité de l’école et de la santé : baisse des dotations, démantèlement sournois des Départements, des communes et de leur prérogatives, austérité et emprise financière interdisant l’investissement à long terme.

C’est face à tout cela que les élus locaux peuvent former une équipe présidentielle se substituant au césarisme complice et courtisan. Ils peuvent stopper le saccage économique et social en appelant à rallier la puissance des BRICS, groupe des pays Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, hors d’un système dollar, euro, OTAN et UE destructeur.

A ces mots, la Conseillère promettait d’amener son Conseil à discuter d’un vœu sur la séparation des activités des banques, gage d’une liberté retrouvée.

Militante syndicale, conseillère municipale et Président du Conseil départemental… les contacts sont pris pour poursuivre la bataille et faire front à la faillite du système car, à cœur vaillant rien d’impossible.

En dépit de certains K.O., le fait que l’on ait trouvé de l’eau sur Mars et de l’oxygène sur la comète Tchouri nous invite-t-il pas à garder l’espoir d’une harmonie justement possible ?

Alors « vivons ensemble comme des frères, sinon nous finirons comme des fous »

Et vous, qu’allez-vous faire de votre cerveau ?