Déclaration de candidature
Chers élus du Tarn et Garonne bonjour,
Je suis Jean-François Grilhault des Fontaines, 63 ans, j'habite la commune de Verlhac Tescou où je suis installé comme intégrateur réseaux et telecom. Depuis 2010, j'ai été candidat à pratiquement toutes les campagnes électorales, municipales, départementales, législatives et maintenant sénatoriales afin d'y amener à chaque fois un débat d'idées.
De la stricte séparation des activités des banques au projet « Aérotrain » en passant par la renationalisation de la Banque de France ou à l'essor du nucléaire civil, avec mes colistiers nous avons tenté d'apporter l'idée que le développement est gage de paix, tout d’abord sur notre territoire et au-delà de nos frontières. « Entente, détente et coopération » sont les bases d'une véritable harmonie. C’est dans cette optique que durant toutes ces années, je me suis engagé auprès du parti politique Solidarité et Progrès et Jacques Cheminade.
Pour cette sénatoriale je vous propose un sursaut. Un sursaut de Solidarité et de Progrès. Oui, je le crois, les « 130 Glorieuses » sont possibles et c'est maintenant qu'il faut commencer à les bâtir. Car notre demeure brûle, dans un système qui a lui-même allumé et maintenu le feu. Un système qui brise, dévalue, emprisonne et finalement ravage tout sous ses flammes : services publics, agriculture, recherche, industrie, avenir, en somme l’avenir de nos enfants.
Nos vies finissent par être impactées par l'incompétence de ceux-là même qui nous ont imposé ce système défaillant. Impactées par la dette qu'ils ont créée, la faillite qu'ils nous imposent et les guerres qu'ils attisent. L'insolvabilité du pays est au plus haut point et pour y pallier ils nous prescrivent de faire toujours plus d'économies... Rogner sur tout ce qui représente l’héritage du principe de solidarité laissé par Ambroise Croizat et Pierre Laroque, c'est leur engagement à tous, à gauche, à droite et au centre. Ils en deviennent extrêmes.
Je crois en la démocratie locale qui est à mon sens la semence et même la racine de notre démocratie à l’échelle nationale. Être un élu local, c’est être ancré dans la réalité du territoire et du quotidien des citoyens. Effectivement, si le haut pouvoir s’inspirait de l’exemple de dévouement des élus locaux que vous êtes auprès de leurs citoyens et de leur territoire, la France se porterait bien mieux. C'est vous désormais qui êtes pompiers, ambulanciers, réparateurs, bâtisseurs et qui deviendrez les garants d'une fondation saine, ambitieuse et sachant maîtriser le porte-monnaie.
Le sursaut c'est vous, élus, hommes et femmes, qui venez d'arriver, choisis par des citoyens qui vous ont pressenti aptes à relever le défi. Le défi de redonner confiance en demain, celui de réparer, reconstruire et refonder l'entièreté de notre système économique et social pour parfaire les Jours Heureux dont les clefs nous ont été remises après-guerre et qui désormais doivent redevenir un objectif commun.
C'est pour ce sursaut qu'il est urgent et important qu'une voix dissonante puisse enfin être portée au sein d’une institution comme le Sénat.
Personne ne vous dira que les 3500 milliards de dette du pays proviennent de l'article 123 du traité de Lisbonne qui interdit aux Etats l'accès au Crédit productif public que pourrait émettre une Banque de France revenue dans sa fonction régalienne de soutien à l'investissement à court, moyen et long terme pour le développement des territoires. Je le dirai.
Personne ne vous dira que nos banques sont tellement faillibles qu'après les crises grecque et chypriote, au lieu de Liberté, Egalité et Fraternité, se sont les chaînes du bail-in que l'UE a plaqué au fronton de nos Mairies comme garantie aux marchés financiers. Cette directive prévoit, en cas de besoin, de puiser dans les dépôts bancaires des gens, des entreprises et des collectivités tout montant au-dessus de 100 000€. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour faire face à tout cela, il est urgent de revenir à la protection de ces dépôts et obligatoirement des établissements qui les gèrent, c'est à dire à la protection des biens, des revenus et des emplois de tous, en imposant une stricte séparation des activités des banques. Séparer l'activité de spéculation de l'activité de dépôt, c’était l’objet de la loi 45-15 du 12 décembre 1945, abrogée en 1984. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour revenir à une situation saine pour la vie des gens comme pour toutes les collectivités, il est impératif d'organiser une enquête sur la dette avec pouvoir d'instruction et de réquisition. Plus qu'un simple audit, nous devons savoir qui détient la dette du pays, qu'est-ce qui nous endette et à quelle fin. Objectif : faire le tri, remédier aux abus et anticiper pour ne pas que cela recommence. Je le dirai.
Personne ne vous dira que pour que vos propres projets locaux, ceux du département du Tarn et Garonne et ceux du pays, puissent se réaliser et garantir un avenir à nos enfants, il est nécessaire de revenir à l'émission d'un crédit productif public par la Banque de France. Celui-ci devra être orienté par une planification indicative que des élus comme vous, de concert avec des citoyens, doivent organiser et gérer. Je le dirai.
Vous l'avez compris, je souhaite être cette voix dissonante qui, au-delà des sujets sociétaux, amène les sujets de fond sur la table. Ne pas laisser la finance dicter sa loi est une chose ; faire que l'argent serve la population en est une autre.
C'est pour cela que Fatima Bekhedda, formatrice en CFA agricole, ici sur le 82, m'a rejoint comme colistière pour cette campagne, et je l'en remercie. C'est pour cela que depuis 2012 j'ai participé à pratiquement toutes les élections sans dévier du cap fixé dès 1995 par Jacques Cheminade. Un franc soutien, un juste propos : être résolu à ne plus servir l'oligarchie et se libérer de l'occupation culturelle et financière afin de construire un avenir de paix par le développement.
Construire cette richesse de demain c'est l'objectif et la raison de notre slogan de campagne : ré-industrialiser la France, pour nos enfants.
Alors, faites que le Tarn et Garonne rural, industriel, inventif et chaleureux puisse devenir le dénominateur commun du pays. Faites que ma voix puisse aller au fond des problèmes. Réunir plutôt que diviser. Agir pour un réel avenir.
La 1ère étape, urgente, c'est de s'accorder à reprendre la main sur ce qu'on appelle la planche à billets afin de réorienter l'argent créé par une Banque Nationale sous contrôle citoyen, vers des objectifs d'investissements nécessaires et utiles à l'amélioration de la vie de tous.
Voilà pourquoi Fatima et moi appelons votre soutien. Pour que vivent nos territoires, pour que se bâtisse le monde de demain dans une juste paix pour tous.
Merci.
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