Sénatoriales 2026 : Les 130 Glorieuses sont possibles

Déclaration de candidature



Chers élus du Tarn et Garonne bonjour,

Je suis Jean-François Grilhault des Fontaines, 63 ans, j'habite la commune de Verlhac Tescou où je suis installé comme intégrateur réseaux et telecom. Depuis 2010, j'ai été candidat à pratiquement toutes les campagnes électorales, municipales, départementales, législatives et maintenant sénatoriales afin d'y amener à chaque fois un débat d'idées.

De la stricte séparation des activités des banques au projet « Aérotrain » en passant par la renationalisation de la Banque de France ou à l'essor du nucléaire civil, avec mes colistiers nous avons tenté d'apporter l'idée que le développement est gage de paix, tout d’abord sur notre territoire et au-delà de nos frontières. « Entente, détente et coopération » sont les bases d'une véritable harmonie. C’est dans cette optique que durant toutes ces années, je me suis engagé auprès du parti politique Solidarité et Progrès et Jacques Cheminade.

Pour cette sénatoriale je vous propose un sursaut. Un sursaut de Solidarité et de Progrès. Oui, je le crois, les « 130 Glorieuses » sont possibles et c'est maintenant qu'il faut commencer à les bâtir. Car notre demeure brûle, dans un système qui a lui-même allumé et maintenu le feu. Un système qui brise, dévalue, emprisonne et finalement ravage tout sous ses flammes : services publics, agriculture, recherche, industrie, avenir, en somme l’avenir de nos enfants.

Nos vies finissent par être impactées par l'incompétence de ceux-là même qui nous ont imposé ce système défaillant. Impactées par la dette qu'ils ont créée, la faillite qu'ils nous imposent et les guerres qu'ils attisent. L'insolvabilité du pays est au plus haut point et pour y pallier ils nous prescrivent de faire toujours plus d'économies... Rogner sur tout ce qui représente l’héritage du principe de solidarité laissé par Ambroise Croizat et Pierre Laroquec'est leur engagement à tous, à gauche, à droite et au centre. Ils en deviennent extrêmes.

Je crois en la démocratie locale qui est à mon sens la semence et même la racine de notre démocratie à l’échelle nationale. Être un élu local, c’est être ancré dans la réalité du territoire et du quotidien des citoyens. Effectivement, si le haut pouvoir s’inspirait de l’exemple de dévouement des élus locaux que vous êtes auprès de leurs citoyens et de leur territoire, la France se porterait bien mieux. C'est vous désormais qui êtes pompiers, ambulanciers, réparateurs, bâtisseurs et qui deviendrez les garants d'une fondation saine, ambitieuse et sachant maîtriser le porte-monnaie.

Le sursaut c'est vous, élus, hommes et femmes, qui venez d'arriver, choisis par des citoyens qui vous ont pressenti aptes à relever le défi. Le défi de redonner confiance en demain, celui de réparer, reconstruire et refonder l'entièreté de notre système économique et social pour parfaire les Jours Heureux dont les clefs nous ont été remises après-guerre et qui désormais doivent redevenir un objectif commun.

C'est pour ce sursaut qu'il est urgent et important qu'une voix dissonante puisse enfin être portée au sein d’une institution comme le Sénat.

Personne ne vous dira que les 3500 milliards de dette du pays proviennent de l'article 123 du traité de Lisbonne qui interdit aux Etats l'accès au Crédit productif public que pourrait émettre une Banque de France revenue dans sa fonction régalienne de soutien à l'investissement à court, moyen et long terme pour le développement des territoires. Je le dirai.

Personne ne vous dira que nos banques sont tellement faillibles qu'après les crises grecque et chypriote, au lieu de Liberté, Egalité et Fraternité, se sont les chaînes du bail-in que l'UE a plaqué au fronton de nos Mairies comme garantie aux marchés financiers. Cette directive prévoit, en cas de besoin, de puiser dans les dépôts bancaires des gens, des entreprises et des collectivités tout montant au-dessus de 100 000€. Je le dirai.

Personne ne vous dira que pour faire face à tout cela, il est urgent de revenir à la protection de ces dépôts et obligatoirement des établissements qui les gèrent, c'est à dire à la protection des biens, des revenus et des emplois de tous, en imposant une stricte séparation des activités des banques. Séparer l'activité de spéculation de l'activité de dépôt, c’était l’objet de la loi 45-15 du 12 décembre 1945, abrogée en 1984. Je le dirai.

Personne ne vous dira que pour revenir à une situation saine pour la vie des gens comme pour toutes les collectivités, il est impératif d'organiser une enquête sur la dette avec pouvoir d'instruction et de réquisition. Plus qu'un simple audit, nous devons savoir qui détient la dette du pays, qu'est-ce qui nous endette et à quelle fin. Objectif : faire le tri, remédier aux abus et anticiper pour ne pas que cela recommence. Je le dirai.

Personne ne vous dira que pour que vos propres projets locaux, ceux du département du Tarn et Garonne et ceux du pays, puissent se réaliser et garantir un avenir à nos enfants, il est nécessaire de revenir à l'émission d'un crédit productif public par la Banque de France. Celui-ci devra être orienté par une planification indicative que des élus comme vous, de concert avec des citoyens, doivent organiser et gérer. Je le dirai.

Vous l'avez compris, je souhaite être cette voix dissonante qui, au-delà des sujets sociétaux, amène les sujets de fond sur la table. Ne pas laisser la finance dicter sa loi est une chose ; faire que l'argent serve la population en est une autre.

C'est pour cela que Fatima Bekhedda, formatrice en CFA agricole, ici sur le 82, m'a rejoint comme colistière pour cette campagne, et je l'en remercie. C'est pour cela que depuis 2012 j'ai participé à pratiquement toutes les élections sans dévier du cap fixé dès 1995 par Jacques Cheminade. Un franc soutien, un juste propos : être résolu à ne plus servir l'oligarchie et se libérer de l'occupation culturelle et financière afin de construire un avenir de paix par le développement.

Wikipedia Sénatoriales 2026 Tarn et Garonne
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Ainsi, entrer dans le 3ème millénaire avec les meilleurs atouts pour tous et en particulier pour nos enfants, passe non seulement par l'éducation mais aussi par l'excellence de leur formation, de leur culture, de leur savoir-faire, savoir dire et penser.

Construire cette richesse de demain c'est l'objectif et la raison de notre slogan de campagne : ré-industrialiser la France, pour nos enfants.

Alors, faites que le Tarn et Garonne rural, industriel, inventif et chaleureux puisse devenir le dénominateur commun du pays. Faites que ma voix puisse aller au fond des problèmes. Réunir plutôt que diviser. Agir pour un réel avenir.

La 1ère étape, urgente, c'est de s'accorder à reprendre la main sur ce qu'on appelle la planche à billets afin de réorienter l'argent créé par une Banque Nationale sous contrôle citoyen, vers des objectifs d'investissements nécessaires et utiles à l'amélioration de la vie de tous.

Voilà pourquoi Fatima et moi appelons votre soutien. Pour que vivent nos territoires, pour que se bâtisse le monde de demain dans une juste paix pour tous.

Merci. 



Sortir de l'oeil du cyclone

Ils traînent cette dette comme un boulet depuis des années, un fardeau qu'ils n'ont cessé d'alourdir au fil de leurs combines. Leur parcours prouve pourtant qu'ils ne manquent pas de compétences, ce qui les rend pleinement responsables.

Et si ces exécutants se rémunèrent sur la bête, leurs commanditaires, eux, la dévorent. Le système est si bien rodé que plus la dette s'accroît et plus le pays s'épuise, plus ils festoient.

Ce système, c'est le monétarisme anglo-américain. Les donneurs d'ordre siègent à la City et à Wall Street, tandis que leurs relais s'affichent à nos côtés - politiques, banquiers, conseillers ou experts.

Un microcosme que certains à l'étranger qualifient sans détour de « classe Epstein », résumant à lui seul ce poison fait de tripotages, de mainmises et de décadence.

En effet, aucun ne peut dire aujourd'hui, qu'il ne savait pas. En 2027, cela fera exactement quarante ans que le propos nous a été apporté depuis « la terre des hommes intègres* » par le capitaine Thomas Sankara

   Cliquez sur l'image pour écouter le discours

Addis Abéba, sommet de l'OUA le 29 juillet 1987 : « [..] La dette ne peut pas être remboursée parce que d'abord, si nous ne payons pas, les bailleurs de fonds ne mourront pas, soyons en sûrs. Par contre si nous payons, c'est nous qui allons mourir, soyons en sûrs également. Ceux qui nous ont amené, ceux qui nous ont conduit à l'endettement, on joué comme dans un casino, quand qu'ils gagnaient il n'y avait point de débat, maintenant qu'ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise, Non Monsieur le Président, ils ont joué, ils ont perdu, c'est la règle du jeu. La vie continue. » (applaudissements)



Le 15 octobre 1987, tout juste deux mois après son discours au sommet de l'OUA à Addis Abéba, le président du Burkuni Faso sera tuer lors d'un coup d'état dans lequel 12 de ses compagnons trouveront également la mort.

Cependant gardons en mémoire, outre la grande lucidité du jeune capitaine et sa foi en un avenir meilleur, c'est à dire son optimisme bienveillant :
« Alors chers frères, avec le soutien de tous, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ces immenses potentialités pour développer l'Afrique parce que notre sol, notre sous-sol sont riches, nous avons suffisamment de bras et nous avons un marché immense très vaste du nord au sud de l'est à l'ouest, nous avons suffisamment de capacités intellectuelles pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pourrons les trouver. »

C'est sans doute ce qui a animé les 3 pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) - Mali, Niger,Burkina Faso – quand ils ont décidé de reprendre leur destin en main en se séparant de leurs liens avec l'occident dont la France à partir de 2023.

Devenir indépendants face à la prédation financière et l'économie de rente, tel est leur défi.

Debita, debere es

C'est un défi qu'il nous faut relever d'urgence. Aujourd'hui en France, le constat est sans appel : avec 3 500 milliards d'euros de dette publique et 4 500 milliards de dette privée pour un PIB d'à peine 3 000 milliards, la trajectoire mène droit à l'inflation, la hausse des taux, la faillite et le chaos social sans parler des guerres qui frappent à nos portes - Ukraine, Palestine, Iran.



Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

La réponse tient à l'article 123 du traité de Lisbonne (Ex 104 de Maastricht) et se résume en quatre mécaniques de destruction : l'abandon de la séparation des activités bancaires, la dérégulation des mouvements de capitaux, l'optimisation et l'évasion fiscales.

Face à ce désastre, la classe politique détourne le regard. À gauche, on se résigne à l'effondrement « tout merde normalement »; à droite, on somme le peuple de s'en remettre aux « experts » ; au centre, on assure que la situation est sous contrôle. En vérité, tous communient dans la même orthodoxie du capitalisme financier : adorateurs de la main invisible pour les uns, apôtres de la destruction créatrice pour les autres.

« Quoi qu'il en coûte, la dette sera honorée, le principal comme les intérêts ! », jurent-ils l'air affable et l'appétit cannibale.

Mais puisque les caisses sont vides, c'est sur nous qu'ils prélèveront. En guise d'intérêts, ils exigeront la liquidation de ce qui nous reste : notre école, notre système de santé, notre intimité, nos liens sociaux, et iront jusqu'à marchandiser nos propres corps. Et pour solder le principal, les voilà prêts au sacrifice ultime : la guerre.

Guerre de la faim, de territoires, de religion,
Guerre du pétrole, des matières premières, du climat,
Guerre aux gilets jaunes, aux agriculteurs, aux immigrés,
Guerre à la Russie, guerre à l'Iran, guerre à la Chine.

Que ne feraient-ils pour cacher leur faillite !

En effet, nous voila accoquinés à un triptyque de belligérants - UK-UE-USA - qui recrutent, forment et se ré-arment et c'est à qui proposera la meilleure formule magique pour nuire le mieux possible. Voyez plutôt : Force expéditionnaire conjointe (JEF), Coalission des volontaires, Facilité Européenne pour la Paix, OTAN, manoeuvres militaires, sanctions, gel d'avoirs etc... 

Sans compter que les États-Unis cachent 40 000 000 000 000 $ de dette derrière l'exploitation d'environ 800 sites et bases militaires à l'étranger, répartis dans plus de 80 pays et territoires.


La dette, quelle dette ? C'est pas la notre, c'est la leur ! 

Maintenant que l'on connaît le sort que nous réservent nos piètres dirigeants face à des créanciers avides de liquidité, quel moyen nous reste-t-il pour briser le cycle infernal d'une dette attachée à ses guerres permanentes ?

A l'heure de tous les dangers, militaires, économiques, climatiques, comment rappeler à l'ordre ces « possédants possédés par ce qu'ils possèdent » ? 

Faire comprendre qu'une troisième voie est possible, que la répudiation des dettes vaut mieux que l'effacement du monde dans un conflit nucléaire. Et pour ce rappel à l'ordre, qui mieux que le Général de Gaulle pour inviter à la « détente, l'entente et la coopération » ?

1er septembre 1966, il y a donc 60 ans, prononcé devant 200 000 personnes, le discours de Phnom Penh est un chef-d'œuvre de diplomatie. 

En défendant le non-alignement et l'indépendance de la France, de Gaulle y critique l'interventionnisme américain au Vietnam tout en saluant les valeurs démocratiques des États-Unis. 

Perçues à l'époque comme une trahison par Washington, ses avertissements visionnaires se sont avérés justes, menant aux accords de paix signés à Paris dès 1968. Aujourd'hui, la portée de ce discours reste d'une actualité frappante.

Cliquez sur l'image pour écouter le discours


Le Général de Gaulle prononce devant plus de 200 000 personnes le "Discours de Phnom-Penh"


Alors sortir de la torpeur générée en continu par une succession d'évènements dramatiques, sociétaux et souvent très géopolitiques, voila la mission. Une torpeur qui fige tout le monde dans l'immobilisme du calme avant la tempête ? Certes mais en gardant le cap de la Paix par le développement, l'avenir est bien plus prometeur.

Osons le dire, les 130 Glorieuses sont possibles !

[A noter : Sankara et de Gaulle font un discours sans ... prompteur ni document. La classe !]